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Benjamin Zeitoun, le show d’une vie en quête de sens

Benjamin Zeitoun, le show d’une vie en quête de sens
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Il y a le rêve, puis la raison. Parfois, le tiraillement entre les deux est conflictuel. Parfois non. Benjamin Zeitoun, passionné de cinéma et de l’optique, jongle avec les deux avec dextérité. Il a su réconcilier culture et travail pour redonner du sens à sa vie. Avec la 3e édition de son Benjamin Show, la sélection de son court-métrage à un festival et la sortie de son premier roman, le mythe du « businessman » qui se rêve artiste est devenu réalité.

Le regard volontaire, le sourire doux, Benjamin Zeitoun affiche l’assurance d’un homme d’affaires à qui tout semble réussir. À trente-trois ans, le dirigeant du groupe Light Optical et de la centrale d’achat Cercle d’optique sait ce qu’il veut ! Du reste, qui oserait résister à son énergie hors norme ? Certainement pas les neuf partenaires du Benjamin Show, qu’il a su fidéliser depuis trois ans afin de lever des fonds pour la Fédération des Aveugles de France. En 2016, 7 000 euros ont été collectés. Cette année, le grand ordonnateur de cette soirée caritative espère bien dépasser les 10 000 euros, en l’honneur du centenaire de l’association.

Une grande scène avec de jeunes talents prometteurs

Après L’Archipel, puis Trévise, c’est le théâtre de L’Alhambra qui accueillera la 3e édition du Benjamin Show, le 31 mai prochain. Dans l’esprit de nouveaux défis, Benjamin Zeitoun a visé plus haut cette année en doublant la capacité d’accueil (680 places). « Nous sommes presque complets, indique-t-il, ravi de ce succès grandissant, d’autant que la soirée sera retransmise pour la première par une radio, Vivre FM. J’ai pensé cet événement en me mettant à la place de chacun. Je souhaitais que l’association sensibilise plus de personnes à sa cause et que des artistes en devenir aient l’occasion de jouer dans de plus belles salles. »

Cette année, huit artistes ont accepté de se produire bénévolement, dont Mathieu Sempéré, Timothé Poissonnet, Laura Elko, Giorgio le mentaliste… « Nous allions des artistes connus et moins connus, explique Benjamin Zeitoun. Ce sont des jeunes chanteurs et humoristes dont j’ai apprécié le spectacle. Pour l’instant, c’est moi qui fais la démarche d’aller vers eux. J’aime l’idée d’aider ces jeunes qui seront les talents de demain. »

Regards sur la culture

Cet artiste dans le cœur se plaît en « révélateur de talents », lui qui a toujours été attiré par le monde artistique. Malgré ses sept années de théâtre, il poursuit une carrière offrant plus de stabilité. « Un matin, on se lève et on aspire à faire des choses utiles », confie l’homme qui veut donner du sens et de l’émotion à ses actions. Mais, loin de tout bouleverser, il entend mêler l’utile à l’agréable pour revenir vers ses premières amours. « Tout est connecté, il faut juste trouver la bonne passerelle. »

En promoteur de la culture, il organise des soirées et des vernissages dans ses magasins, pour « en faire à la fois un lieu de vie et de partage ». À l’occasion, il fait partie de jury (Festival du Rire en montagne en 2015). Puis, de passerelle en passerelle, on le sollicite pour magnifier le regard des artistes et des comédiens, aussi bien dans la vie que sur scène. « J’ai équipé en lunettes plusieurs personnalités, comme Bruno Solo ou Cyrielle Claire, ainsi que des acteurs sur les plateaux de tournage, comme dans Outsider de Christophe Barratier », évoque-t-il, tout sourire.

Entre cinéma et littérature

Mais Benjamin Zeitoun n’en reste pas là dans sa (con)quête du monde artistique et du show-biz. Il écrit un court-métrage sur les relations homme/femme, l’histoire d’un trentenaire cherchant l’amour sur les réseaux sociaux. Réalisé par Jean-Luc Ayach, Blinder sort en 2016 et est sélectionné au festival du film Ciné Ma Plaine à Pollestres. Il revient sans prix, mais il n’est pas du genre à se laisser décourager… Il rêve déjà d’un long-métrage. « Afin d’en finaliser l’écriture, j’aurais besoin des compétences d’un scénariste-réalisateur et de financements », souligne-t-il en homme avisé et lucide.

Son roman L’appartement, à paraître début juin aux éditions Netbook (papier et numérique), manifeste aussi son envie d’écrire sur le destin et le sens de la vie, à commencer par celui de son père. « Je l’ai interrogé sur sa passion amoureuse non aboutie qui a fait de lui un homme seul », raconte Benjamin Zeitoun, tout en se déclarant encore célibataire. « Peut-être, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que mon père, suis-je trop exigeant ? », s’interroge-t-il, pensif. Il reste néanmoins convaincu de trouver un jour celle avec qui il s’entendra « spirituellement ». Alors une nouvelle passerelle s’érigera-t-elle… Dans cette attente, le show must go on !

Nathalie GENDREAU

« Carolina et ses carolinettes » pour l’édition 2016 au Trévise (crédit photo : Cercle Optique)

 


Photo de Une – Benjamin Zeitoun
Crédits : Nathalie Gendreau / Profession Spectacle


 

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