Colcoa : le plus grand festival du film français se trouve à… Hollywood !

Colcoa : le plus grand festival du film français se trouve à… Hollywood !
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Peu le savent, mais le plus grand festival du film français au monde a lieu à… Hollywood. Il s’agit de Colcoa : à la fin du mois, cet événement revient dans la capitale du cinéma américain avec une programmation qui inclut les dernières technologies du film, notamment la réalité virtuelle.

[avec AFP]

Le festival « City of Lights City of Angels » (Colcoa) présentera un record de 82 films, séries télé et court-métrages, beaucoup inédits aux États-Unis voire hors de l’Hexagone, et pour la première fois, une sélection de séries diffusées sur internet et « un coin réalité virtuelle ».

Beaucoup de divertissement, un zeste d’actualité

« Le divertissement reste le principal facteur du programme, avec un mélange équilibré de comédies et drames, mais plusieurs thèmes d’actualité ressortent de la sélection cette année, y compris l’environnement, les discriminations et le racisme, le terrorisme, et le rôle des femmes dans la société », a commenté le producteur exécutif et directeur artistique François Truffart.

Le festival de neuf jours, qui se tient au siège du syndicat des réalisateurs américains (Directors Guild of America), s’ouvre le 24 avril avec la première nord-américaine de Chacun sa vie, le dernier Claude Lelouch. Film chorale, comme beaucoup de titres dans l’œuvre de Lelouch, Chacun sa vie rassemble 50 acteurs dont Johnny Hallyday, Christophe Lambert, Béatrice Dalle et l’oscarisé Jean Dujardin, portraits croisés d’inconnus qui se retrouvent pour un procès.

Juliette Binoche à l’honneur

Juliette Binoche, l’une des actrices françaises préférées des Américains et l’une des rares comédiennes « frenchies » sacrée par un Oscar, est présente dans deux longs-métrages à Colcoa : Polina, l’épopée d’une jeune danseuse russe à la formation classique qui se cherche auprès d’une chorégraphe en France, et Ma loute, la comédie de mœurs loufoque de Bruno Dumont sur l’affrontement des classes sociales.

Elle est aussi la vedette du film culte de Leos Carax Les amants du Pont-neuf (1991), qui fait partie de la « Carte Blanche » donnée à Damien Chazelle, metteur en scène de La La Land, et dont le père est Français. Un hommage sera rendu à l’œuvre de celui qui fut en février le plus jeune lauréat de l’Oscar du meilleur réalisateur.

Rassemblement du gratin français

Omar Sy (Jurassic World, Inferno, Chocolat), l’un des acteurs français à la carrière la plus florissante à Hollywood, et l’une des personnalités préférées des Français, reviendra à Colcoa dont il est un habitué pour Demain tout commence, comédie dramatique sur la paternité.

La programmation inclut les derniers titres de cinéastes réputés comme Marco Bellocchio (Fais de beaux rêves), Nicolas Boukhrief (La Confession), Philippe Lachaud (Alibi.com) et Dany Boon (R.A.I.D. Dingue).

Le premier film de Nicolas Bedos derrière la caméra (Monsieur et Madame Adelman), tout comme celui du nouveau venu Morgan Simon (Compte tes blessures) et d’Emmanuel Courcol (Cessez-le-feu) sont aussi en sélection tandis que les stars Patrick Bruel (Un sac de billes) et Lambert Wilson (Corporate) sont attendues.

Racisme et terrorisme

Plusieurs titres feront écho à l’actualité transatlantique, en cette année d’élections dans l’Hexagone et d’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump. Le documentaire en trois parties Pourquoi nous détestent-ils ? explore le racisme en France vu par trois cinéastes respectivement arabe, noir et juif.

Le ciel attendra de Marie-Castille Mention-Schaar, avec Sandrine Bonnaire, aborde la question de plus en plus brûlante des deux côtés de l’Atlantique du recrutement d’adolescents par des organisations jihadistes à travers les réseaux sociaux.

Côté télévision, la deuxième saison de la série comique à succès 10 % sur le monde sans pitié des agents de vedettes rivalisera avec Baron Noir, sur des intrigues politiques électorales.

L’édition 2017 de Colcoa s’inscrit dans un contexte de chute des entrées du cinéma français à l’étranger l’an dernier, y compris en Amérique du nord, deuxième marché d’exportation du cinéma hexagonal après l’Europe : avec 6,3 millions de spectateurs, les entrées aux États-Unis et au Canada ont dégringolé de 61 % comparé à 2015, qui avait été un très bon cru.

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