Entreprises et porteurs de projets : Bousculer les idées reçues !

Pour les porteurs de projets, surtout en matière de spectacles vivants, entrer dans une démarche de mé­cénat n’est pas une chose aisée. Il s’agit en effet d’un bouleversement de mentalité car le mécénat n’est en rien une demande de subvention classique. C’est ainsi qu’un mécé­nat réussi se réalise seulement si le porteur de projet entre dans une démarche marketing et de confiance avec le chef d’entreprise mécène.

Etablir une relation de confiance

Pour autant, il est temps, surtout en matière de spectacles vivants, que les demandeurs s’adaptent à cette nouvelle ère, où les aides ne sont plus distribuées aussi géné­reusement. D’autant plus que les méthodes commerciales, concur­rence oblige, deviennent aussi plus agressives. Pour autant des dispo­sitifs se mettent en place pour les artistes en matière de mécénat. Pour Isabelle Boucher-Doigneau en charge du mécénat à la DRAC Bourgogne, il est indispensable que les créateurs soient aidés afin de se familiariser avec les entreprises qui souhaitent devenir mécènes : « La meilleure solution pour les porteurs est de se faire accompa­gner. C’est indispensable, non seu­lement pour monter les dossiers mais aussi pour instaurer un climat de confiance entre les parties. C’est l’objectif du pôle que nous mettons en place en Bourgogne. Il est fait pour les soutenir. Nous les aidons à se poser les bonnes questions, sans pour autant s’immiscer dans leur création, qui bien évidemment est la base d’un bon partenariat. Avec nos équipes, ils refondent leurs projets et revoient leur com­munication ainsi que leur stratégie marketing».

Certains porteurs de projets ont une méconnaissance totale de l’en­treprise et ils affichent une certaine réticence à son égard. Pour au­tant, il n’est pas question pour les artistes de toucher à l’intégrité de la création proposée ou de la voir détourner par l’entreprise mécène. « Avec l’expérience, on s’aperçoit que les mécénats qui fonctionnent ont établi une relation de confiance entre les parties et qu’ensemble ils travaillent autour d’un projet com­mun. ». Autrement dit, chacun y trouve son compte. D’un côté le chef d’entreprise qui adhère au projet, découvre un autre monde et le fait partager à ses salariés et clients, de l’autre les artistes tra­vaillent avec plus de sérénité grâce aux contreparties mises en place.

 

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