Monopole des grandes plates-formes technologiques : un « silence social » étourdissant

La démocratie est en récession. Dans son dernier rapport, le think tank Freedom House rapporte qu’en 2016, 67 pays ont connu un déclin démocratique, contre 36 une progression. Une déferlante démocratique avait recouvert le monde entre le début des années 1970 et le début des années 2000. Depuis, c’est la retraite de la démocratie ainsi que de l’idée d’une économie libérale mondiale, avec probablement une relation entre ces deux phénomènes.

[Écho de la presse]

Extrait

« Ce pouvoir de monopole qui s’exerce sur les plans économique, politique et culturel, n’émeut personne, sauf indirectement les autorités de Bruxelles par leur refus d’une optimisation fiscale que ces groupes pratiquent avec la complicité de certains États. Car ces géants technologiques continuent de prospérer dans un environnement qui leur est extrêmement favorable. Les citoyens de droite louent leur côté libertarien, ceux de gauche, leur esprit progressiste sur le plan sociétal, et les Américains sont fiers à juste titre que toutes ces sociétés figurent au sommet du palmarès des plus grandes entreprises mondiales. Les consommateurs ne sont pas en reste puisqu’ils se voient offrir services et produits technologiques quasi gratuitement. Du moins le croient-ils, puisqu’ils ne paient ceux-ci ni en dollars, ni en euros, mais avec leurs propres données, qui incluent tout ce qui a trait à leur comportement, comme le numéro de leur carte de crédit, les détails de leur état civil, leurs achats, leurs habitudes de consommation, leurs choix politiques, leur profil de santé, etc. »

Lire l’article complet de Bertrand Jacquillat sur le site Le nouvel Économiste.



 

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