Philippe Cyroulnik : la culture victime des options ultralibérales du gouvernement

Au lendemain de la publication d’un article du Monde révélant les pistes de réforme du ministère de la culture dans sa « contribution au Comité action publique 2022 » – dont la mission est de réduire le périmètre de l’État – nous publions un point de vue de Philippe Cyroulnik. L’ex-directeur du Centre régional d’art contemporain de Montbéliard dénonce, derrière une attention feinte à l’égard de ses acteurs, une offensive majeure contre la création artistique contemporaine.

[Écho de la presse]

Deux extraits du texte de Philippe Cyroulnik, publié en intégralité sur L’Autre Quoditien.

« Derrière les simulacres du discours officiel, une autre réalité et un tout autre projet, une autre méthode et un autre calendrier se tramaient dans les coulisses. Ce genre de projet qu’on concocte dans l’opacité la plus totale… et dans le dos de ceux qui sont les acteurs et les promoteurs de la création. Ici, plus de directrices ou directeurs de théâtre ou de compagnie plus d’auteurEs, d’artistes, de pédagogues, de metteurs/metteuses en scène ou de chorégraphes, mais des hauts fonctionnaires, des élus, et… des chefs d’entreprise.

[…]

C’est une vaste opération de liquidation qu’on enrobe sous les « notions » de mutualisation et de rationalisation. Tout cela dans l’opacité la plus totale et dans le secret d’un ministère qui ressemble à un conseil d’administration d’entreprise. On fait avec les milieux culturels comme on a fait avec le mouvement syndical : un dialogue d’apparat qui se conclut par des liquidations en série des moyens, des droits et des acquis sociaux. Le sens du dialogue se résume à cette plainte déposée par le ministère du fait de la publication de ces informations ! »



 

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