21 octobre 1879 : la « grande sonate » bien influençable de Tchaïkovsky

21 octobre 1879 : la « grande sonate » bien influençable de Tchaïkovsky
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Il y a 142 ans jour pour jour, Tchaïkovsky écrit son ultime sonate pour piano, une œuvre ambitieuse, sèche, complexe et peu connue.

Piotr Ilitch Tchaïkovsky entreprend, lors d’un voyage en Suisse au printemps 1878, une sonate pour piano qu’il achève en Ukraine et qui sera la dernière (il n’écrira plus sous cette forme ensuite). C’est la seconde qu’il ait composé, la première étant davantage une étude de jeunesse. C’est donc une nouvelle œuvre qu’il veut plus ambitieuse que Nikolaï Rubinstein créera un an plus tard, à la grande satisfaction du compositeur, qui écrit à son amie et mécène la baronne von Meck : « J’ai été émerveillé par la force et la qualité artistique avec lesquelles Rubinstein a exécuté cette œuvre quelque peu sèche et complexe. »

Sèche, complexe, peu connue, cette sonate est aussi très marquée par les influences de Schumann ou de Chopin, et parfois même de façon si audible qu’on pourrait confondre.

La sonate est dédiée à Karl Klindworth, professeur au conservatoire de Moscou ; elle est si peu populaire qu’ils ne sont pas si nombreux à l’avoir enregistrée. Mais Sviatoslav Richter, lui, l’a toujours défendue et en a laissé un enregistrement devenu légendaire, dont voici un extrait, le premier mouvement, “moderato e risoluto”.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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