Instant classique – 24 novembre 1891… 129 ans jour pour jour. Johannes Brahms compose une très belle œuvre, pleine de poésie et de grâce, idéale pour un jour gris, qu’elle contribuera à réchauffer comme un bon chocolat ou un grand café.

Pendant l’été, Brahms – comme beaucoup d’autres compositeurs, Mahler en tête – compose sur son lieu de villégiature, en l’occurrence Bad Ischl en Haute-Autriche. Et en 1891, Johannes Brahms réalise là, en même temps comme dirait quelqu’un, deux œuvres de musique de chambre : un trio pour piano, violoncelle et clarinette, marqué opus 114 ; et un quintette pour clarinette et cordes, opus 115. Mais très vite, c’est ce dernier qui prend l’ascendant dans l’esprit des critiques et du public, reléguant l’opus 114 au rang d’esquisse, en quelque sorte, de la partition parfaite qu’est l’opus 115.

Brahms lui-même d’ailleurs en a un peu rajouté, mi-figure, mi-raisin en prononçant la phrase qui illustre le petit post d’aujourd’hui. Mais bien sûr, c’est injuste.

L’opus 114 est une très belle œuvre, pleine de poésie et de grâce, idéale pour un jour gris, qu’elle contribuera à réchauffer comme un bon chocolat ou un grand café. Les deux jumelles qui n’en sont pas ont été créées à titre privé le même jour à Meiningen. La création publique aura lieu à Berlin le 12 décembre suivant.

Voici aujourd’hui le magnifique trio dans son intégralité. Les interprètes que j’ai choisis ici sont de très grandes pointures, aucun risque d’échec. 

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »