9 juin 1810… 211 ans jour pour jour – Peu connu en France, le compositeur romantique allemand Otto Nicolai fête ses 211 ans. Sa carrière sera courte, car il mourra à trente neuf ans, mais cela ne l’empêchera d’être une figure majeure de la vie musicale viennoise, puis berlinoise. Cela justifie bien un hommage !

Je vous parlais hier de l’anniversaire de Robert Schumann, né à Zwickau, en Saxe, le 8 juin 1810. Eh bien, le lendemain, à environ mille kilomètres au nord-est de là, c’est à Königsberg que le petit Otto Nicolai voit le jour.

Il est le fils d’un compositeur et chef d’orchestre, qui veut faire de lui un jeune prodige façon Mozart et, pour ça, il lui fait voir les pierres, en tyran domestique. Le père Nicolai pourrit tant et si bien la vie de la famille que sa femme le quitte avant que le jeune Otto ne finisse par fuir à son tour, à seize ans. Il se réfugie chez un avocat qui prendra soin de lui comme son fils et Nicolai partira peu après pour Berlin aux bons soins du vieux Carl Friedrich Zelter, compositeur et pédagogue, auprès de qui il poursuivra sa formation.

C’est le début d’une carrière courte – il mourra à trente-neuf ans – mais durant laquelle il deviendra une figure majeure de la vie musicale viennoise (il est l’un des co-fondateurs de l’orchestre philharmonique de Vienne), puis berlinoise. Mais c’est une autre histoire.

La règle que j’ai moi-même fixée devrait m’amener à vous parler de la toute première œuvre de Nicolai, qui devrait être, comme son opus 2a suivant, un lied. J’aurais pu, à défaut, vous proposer ce dernier, qu’on trouve sur YouTube. Mais je préfère vous mettre en joie avec, non pas la première, mais la toute dernière œuvre du compositeur, celle pour laquelle il reste célèbre aujourd’hui, l’opérette Les Joyeuses commères de Windsor, dont l’ouverture fait partie des tubes du Concert du Nouvel An.

Et quand on dit Concert du Nouvel An, il n’y a (presque) que Carlos Kleiber.

Cédric MANUEL



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Rubrique : éphéméride