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Angélica Liddell ne voit rien du monde visible

Angélica Liddell ne voit rien du monde visible
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Du 10 janvier au 7 février, Angélica Liddell présente son nouveau spectacle intitulé Une costilla sobre la mesa : Madre e Padre au théâtre de la Colline. Deux spectacles en alternance qui souhaitent interroger la réalité de la vie par la religion et le dogme de la résurrection par la philosophie.

À la suite de Madre, Angélica Liddell crée Padre, elle interroge la réalité de la vie par la religion et le dogme de la résurrection par la philosophie, convoquant notamment sur scène la pensée de Gilles Deleuze. « Je ne vois rien du monde visible », dit notamment Angélica Liddell dans sa pièce.

Comme toujours dans l’écriture d’Angélica Liddell, c’est dans l’expérimentation du plateau que l’écriture prend sa forme à travers l’addition des sensations, visuelles, sonores, performatives, orales, qui donnent naissance au lien entre le spectateur et le spectacle, lien toujours sacré, empreint d’un cérémonial qui appelle brutalement à l’éveil de la vie intérieure.

Note d’intention

Je viens de brûler mes parents, un corps puis l’autre à trois mois d’écart. Je ne pourrai plus jamais revenir d’ailleurs. Je ne veux pas me souvenir d’eux vivants. Je veux être accompagnée par leurs corps sans vie, leurs visages comme sculptés dans le marbre tels des masques du Non-sens et de la Déraison, leur repos enfin, ce mystère glaciaire, et l’immense douleur que j’ai ressentie en touchant la chair déjà froide. Je veux conserver l’image de leurs cadavres comme un médaillon en or dans ma mémoire, pour qu’elle me fasse pleurer toujours et ainsi avoir toujours à l’intérieur de moi l’image manquante, l’irreprésentable : l’image qui nous manquera toujours.

Chaque jour je m’efforce d’oublier leurs vies, qui sont la mienne, je ne veux avoir d’autre souvenir que leurs morts, leurs morts qui ont ramené à moi le géant du pardon et de la pitié.

À ma droite mon père mort, à ma gauche ma mère morte. L’amour tout en haut, sphérique et doré. Je t’aime, mon père. Ma mère, je t’aime.

À ma mère, j’offre en guise d’ultime cérémonie la pièce qu’elle aurait aimé voir, un voyage mythique jusqu’à la terre de ses ancêtres. Pour mon père, la meilleure offrande réside dans l’inintelligible, c’est-à-dire ce qui fait de nous des saints.

Angélica Liddell

Renseignements & Distribution

Durée : non renseignée
Public : non renseigné

Texte, mise en scène, scénographie, costumes et jeu : Angélica Liddell
Avec Angélica Liddell, Oliver Laxe et Camilo Silva
Assistanat à la mise en scène : Borja López
Régisseurs plateau : Nicolas Guy, Michel Chevallier
Production et diffusion : Gumersindo Puche
Logistique : Saité Ye
Communication : Génica Montalbano

Où voir le spectacle ?

– Du 10 janvier au 7 février : théâtre de la Colline
– Du 1er au 3 mai 2020 : Teatros del Canal, Madrid
– 15 et 16 avril 2020 : Internationaal Theater Amsterdam
– 4 septembre 2020 : Theater Rotterdam

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