Bono, le leader du groupe de rock irlandais U2 qui avait pris la défense d’Aung San Suu Kyi lorsqu’elle était assignée à résidence par la junte birmane, appelle désormais à sa démission en raison de la crise liée aux Rohingyas. Médecins sans frontières (MSF) a en effet estimé qu’au moins 6 700 Rohingyas avaient été tués entre fin août et fin septembre dans l’État Rakhine.

[AFP]

Le chanteur qui avait mis Aung San Suu Kyi à l’honneur dans la chanson « Walk On », incitant ses fans à porter des masques de l’ancienne prix Nobel de la Paix en concert, s’est dit « écœuré » par les images des Rohingyas, une minorité musulmane persécutée en Birmanie et dont plus de 655 000 membres ont fui vers le Bangladesh depuis fin août.

« Je me suis réellement senti malade, parce que je n’arrive pas à croire tout ce que les faits révèlent. Mais il y a un nettoyage ethnique », s’est alarmé Bono dans le dernier numéro de Rolling Stone magazine. « C’est vraiment en train de se produire et elle doit démissionner parce qu’elle sait que c’est en train de se produire ».



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