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	Commentaires sur : Jacques Nerson vs Arnaud Denis : peut-on critiquer un mort ?	</title>
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	<description>Le journal des professionnels du spectacle vivant</description>
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		<title>
		Par : Arnaud Denis		</title>
		<link>https://www.profession-spectacle.com/jacques-nerson-vs-arnaud-denis-peut-on-critiquer-un-mort/#comment-2023</link>

		<dc:creator><![CDATA[Arnaud Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2016 03:35:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[J&#039;avoue avoir été moi même surpris du nombre de réactions qu&#039;a suscité ce post. Je déplore que des propos haineux ou insultants aient été formulés à l&#039;égard de Monsieur Nerson, qui pratique son métier avec honnêteté et rigueur.  Il est vrai que j&#039;ai ouvert le bal. J&#039;ai réagi sous le coup de l&#039;émotion, et j&#039;aurais du modérer mes propos. Ceci étant dit, je n&#039;ai jamais prétendu que l&#039;artiste était une déité à l&#039;abri de toute critique, loin de là. Monsieur Galabru a eu son lot, comme tout artiste, dont Pasolini que vous citez. De son vivant, et c&#039;était très bien comme ça. Il n&#039;a pas été épargné. Aucun de nous ne l&#039;est. Et je n&#039;ai pas écrit pour me défendre d&#039;une critique contre moi, notez le.  Nous jouons le jeu. J&#039;ai réagi sous le coup de l&#039;émotion car il venait de mourir. C&#039;est ce qu&#039;on fait quand quelqu&#039;un qu&#039;on aime meurt. L&#039;émotion n&#039;exclut pas toute pensée. Parfois elle lui sert de guide. Et si vous écoutez Sacha Guitry dans sa conférence &quot;adieux a la critique&#039;, vous verriez que ce jour la, il parlait sans aucun humour, fatigué qu&#039;il était d&#039;avoir été attaqué toute sa vie. Si j&#039;ai manqué de &#039;pensée&#039; en écrivant ce post, Moniseur Nerson a peut être manqué &#039;d&#039;émotion&#039; le jour de la mort de Michel Galabru. Faire le point sur les réussites et les échecs de cette façon le jour de sa mort me parait toujours aussi déplacé aujourd&#039;hui. Et si il est vrai que l&#039;artiste ne saurait être à l&#039;abri d&#039;une critique saine et vigilante, voire dure et blessante, le critique, lui, ne saurait non plus être à l&#039;abri des coups qu&#039;il donne. L&#039;artiste à pris l&#039;habitude de recevoir des coups. Le critique, lui, peut bien en recevoir aussi en retour. Insultes et agressivité mis a part évidemment. Mais quand vous lisez sans arrêt des attaques sur les physiques des acteurs du genre &quot;il est trop gros, il est insignifiant, elle a vieilli etc..&quot; il faudrait qu&#039;on se mette d&#039;accord sur la sémantique d&#039;une insulte. Votre article en vérité veut clore le débat au lieu de l&#039;ouvrir: &quot;l&#039;artiste est un enfant gâté qui ne supporte pas la critique.&quot; Cette thèse me semble totalement réductrice. &quot;alors on a le droit de rien dire&quot;. En gros c&#039;est ce que vous écrivez. Comme si vous déteniez l&#039;exclusivité de la pensée objective. Nous sommes des êtres de chair. Et en opposant l&#039;émotion à la pensée, vous les excluez l&#039;une de l&#039;autre. Quand un artiste qu&#039;on aime meurt, on le salue. C&#039;est comme ça que je le vis en ce qui me concerne. Le reste c&#039;est du bla bla. 

Arnaud Denis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;avoue avoir été moi même surpris du nombre de réactions qu&rsquo;a suscité ce post. Je déplore que des propos haineux ou insultants aient été formulés à l&rsquo;égard de Monsieur Nerson, qui pratique son métier avec honnêteté et rigueur.  Il est vrai que j&rsquo;ai ouvert le bal. J&rsquo;ai réagi sous le coup de l&rsquo;émotion, et j&rsquo;aurais du modérer mes propos. Ceci étant dit, je n&rsquo;ai jamais prétendu que l&rsquo;artiste était une déité à l&rsquo;abri de toute critique, loin de là. Monsieur Galabru a eu son lot, comme tout artiste, dont Pasolini que vous citez. De son vivant, et c&rsquo;était très bien comme ça. Il n&rsquo;a pas été épargné. Aucun de nous ne l&rsquo;est. Et je n&rsquo;ai pas écrit pour me défendre d&rsquo;une critique contre moi, notez le.  Nous jouons le jeu. J&rsquo;ai réagi sous le coup de l&rsquo;émotion car il venait de mourir. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on fait quand quelqu&rsquo;un qu&rsquo;on aime meurt. L&rsquo;émotion n&rsquo;exclut pas toute pensée. Parfois elle lui sert de guide. Et si vous écoutez Sacha Guitry dans sa conférence « adieux a la critique&rsquo;, vous verriez que ce jour la, il parlait sans aucun humour, fatigué qu&rsquo;il était d&rsquo;avoir été attaqué toute sa vie. Si j&rsquo;ai manqué de &lsquo;pensée&rsquo; en écrivant ce post, Moniseur Nerson a peut être manqué &lsquo;d&rsquo;émotion&rsquo; le jour de la mort de Michel Galabru. Faire le point sur les réussites et les échecs de cette façon le jour de sa mort me parait toujours aussi déplacé aujourd&rsquo;hui. Et si il est vrai que l&rsquo;artiste ne saurait être à l&rsquo;abri d&rsquo;une critique saine et vigilante, voire dure et blessante, le critique, lui, ne saurait non plus être à l&rsquo;abri des coups qu&rsquo;il donne. L&rsquo;artiste à pris l&rsquo;habitude de recevoir des coups. Le critique, lui, peut bien en recevoir aussi en retour. Insultes et agressivité mis a part évidemment. Mais quand vous lisez sans arrêt des attaques sur les physiques des acteurs du genre « il est trop gros, il est insignifiant, elle a vieilli etc.. » il faudrait qu&rsquo;on se mette d&rsquo;accord sur la sémantique d&rsquo;une insulte. Votre article en vérité veut clore le débat au lieu de l&rsquo;ouvrir: « l&rsquo;artiste est un enfant gâté qui ne supporte pas la critique. » Cette thèse me semble totalement réductrice. « alors on a le droit de rien dire ». En gros c&rsquo;est ce que vous écrivez. Comme si vous déteniez l&rsquo;exclusivité de la pensée objective. Nous sommes des êtres de chair. Et en opposant l&rsquo;émotion à la pensée, vous les excluez l&rsquo;une de l&rsquo;autre. Quand un artiste qu&rsquo;on aime meurt, on le salue. C&rsquo;est comme ça que je le vis en ce qui me concerne. Le reste c&rsquo;est du bla bla. </p>
<p>Arnaud Denis.</p>
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		<title>
		Par : Ludmila		</title>
		<link>https://www.profession-spectacle.com/jacques-nerson-vs-arnaud-denis-peut-on-critiquer-un-mort/#comment-1739</link>

		<dc:creator><![CDATA[Ludmila]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Feb 2016 14:01:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Totalement d&#039;accord avec l&#039;analyse de Maussano Cabrodor ! Je suis moi-même comédienne et apprécie beaucoup Michel Galabru, son humanité et son jeu d&#039;acteur, mais faut reconnaître qu&#039;il aurait pu avoir une meilleure place dans l&#039;histoire du théâtre. C&#039;est drôle ce mépris des critiques, quand nous cherchons tous à les faire venir, dès que nous le pouvons. Quelle hypocrisie de notre milieu ! Le propre du critique est de mettre en perspective, comme le rappelle le journaliste, ce que ce Monsieur Nerson fait, avec de bons arguments à l&#039;appui. Rien n&#039;empêche effectivement que plusieurs types de discours existent, de l&#039;artiste au journaliste...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Totalement d&rsquo;accord avec l&rsquo;analyse de Maussano Cabrodor ! Je suis moi-même comédienne et apprécie beaucoup Michel Galabru, son humanité et son jeu d&rsquo;acteur, mais faut reconnaître qu&rsquo;il aurait pu avoir une meilleure place dans l&rsquo;histoire du théâtre. C&rsquo;est drôle ce mépris des critiques, quand nous cherchons tous à les faire venir, dès que nous le pouvons. Quelle hypocrisie de notre milieu ! Le propre du critique est de mettre en perspective, comme le rappelle le journaliste, ce que ce Monsieur Nerson fait, avec de bons arguments à l&rsquo;appui. Rien n&#8217;empêche effectivement que plusieurs types de discours existent, de l&rsquo;artiste au journaliste&#8230;</p>
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