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	Commentaires sur : « Pig Boy 1986-2358 » de Gwendoline Soublin : eh ben mon cochon !	</title>
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	<description>Le journal des professionnels du spectacle vivant</description>
	<lastBuildDate>Mon, 25 May 2020 21:22:48 +0000</lastBuildDate>
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		<title>
		Par : LiamH		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LiamH]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 21:22:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[A la lecture de ce « livre », le moins que l’on puisse dire est que Gwendolin Soublin manque cruellement de culture antispéciste et végan. Avant d’écrire sur le sujet, on se renseigne un minimum ! 

S’appuyant sur les revendications d’une minorité d’extrémistes « antispécistes », qui ne peut exister nulle part à part dans son imaginaire, tant elles sont grotesques, Gwendoline Soublin établit une généralisation caricaturale, mais fausse, de la philosophie antispéciste pour servir l’idéologie quelle prétend combattre, et en ce sens fait preuve d’une malhonnêteté intellectuelle crasse. Quelle condescendance, quel mépris pour l’antispécisme, et donc une partie du véganisme. 

Voulant jouer sur la corde des extrêmes qui s’opposent (productivisme effréné versus pseudo-antispéciste radical), elle prête aux antispécistes, qui s’ignoreraient ou non, des motivations absurdes. Par opposition au productivisme fou qu’elle critique, dont on peut lui concéder qu’elle en a au moins saisi les principales dynamiques, elle se révèle complètement ignorante dans sa description des motivations des antispécistes dans leur très grande majorité. C’en est consternant.

Non les antispécistes ne sont pas des misanthropes, non les antispécistes ne sont pas des incultes qui s’ignorent antispécistes, non les antispécistes qui, arguant qu’ils sont d’une commune espèce, ne voudraient pas qu’une même dignité et des droits identiques soient conférés aux hommes et aux animaux. NON l’antispécisme n’est pas une monstruosité qui serait à mettre sur le même plan que le productivisme effréné, qui lui pour le coup est bien un esclavagisme. Car l’antispécisme n’est pas ce qu’elle décrit et n’a aucune chance de devenir ce qu’elle décrit. L’on comprend qu’il est bien arrangeant pour elle de faire ce fallacieux parallèle qui consiste à mettre productivisme et antispécisme, et donc une partie du véganisme sur le même plan, pour ne froisser personne. Ce politiquement correct, qui n’est pas loin de rappeler le «et en même temps macroniste», a de beaux jours devant lui.  Ainsi font aujourd’hui « carrière » les « artistes », en ratissant large… Attention cependant à ne pas confondre lectorat et électorat… Cette rebelle de bac à sable peine en réalité à masquer un conformisme bien huilé. 

L’on comprend qu’elle ne se permet de critiquer le productivisme, dont notre chère Gaia nous rappelle jour après jour à quel point il est destructeur, qu’en opposition à d’hypothétique potentiels transhumanistes nourris à l’antispécisme… Il est bien connu (ironique pour ceux qui ne le comprendraient pas) que les transhumanistes se nourrissent de l’antispécisme et non de leur aveuglement en une technologie toute puissante qui les rendrait immortels. L’actualité nous le rappelle tous les jours. Laurent Alexandre et Jeff Bezos clament bien évidemment leur transhumanisme sur des fondements antispécistes…  Ce délire purement fictionnel d’antispécisme transhumaniste ne tient pas 3 secondes face de la réalité du productivisme effréné.
  
Pour cette auteure bien ignorante de la philosophie de la très grande majorité des antispécistes, quelques petits rappels s’imposent :
L’antispécisme est un courant philosophique très argumenté qui explique que l’appartenance d’un individu à une espèce autre qu’humaine n’est pas un critère satisfaisant pour justifier l’exploitation, la torture ou la mise à mort de cet individu. On peut ne pas adhérer à cette philosophie partagée par de nombreux penseurs occidentaux et orientaux, mais caricaturer ses adeptes, sans autre forme d’argumentation, relève d’un aveu d’impuissance intellectuelle.

L’antispécisme s’oppose en revanche à l’écologie superficielle, dont se réclame Paul Ariès, et certainement Gwendoline Soublin, laquelle n’a pas encore intégré les récents apports de la science, qui a démontré que tous les animaux non humains sensibles sont des individus, dont certains sont même très proches des humains.

L’antispécisme est la considération que l’espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l’espèce humaine, n’est pas un critère pertinent pour établir les droits qu’on doit lui accorder. Cela ne veut pas pour autant, dire, pour l’immense majorité des antispécistes, qu’une même dignité et des droits identiques soient conférés aux hommes et aux animaux, mais qu’au moins le droit de ne pas être tués inutilement leur soit conféré. Cela ne signifie pas pour autant ne plus accepter la mort de manière générale et donc être transhumaniste mais simplement refuser les morts inutiles d’animaux.

Pour les OGM, l’agriculture cellulaire et autres biotechnologies : un végan peut y être opposé comme il peut y être favorable. A partir du moment où ces produits n’impliquent pas d’exploitation animale, le véganisme n’a rien à dire dessus. « Un végan » n’est pas « Le véganisme ». A nouveau cette généralisation abusive est outrancière. 

Je ne parle même pas des délires consistant à apparenter les antispécistes à des idéologues intransigeants, voire pire, à des sortes d’apprenti sorciers, dont le but serait de modifier génétiquement les plantes, les animaux, et même les humains ! comme Gwendoline Soublin se plaît à l’imaginer, en humanisant les animaux et animalisant les humains par des greffes d’organes. 
Ce procédé ridicule n’est en fait qu’une tentative de déshonneur par association (selon laquelle un antispéciste serait forcément pro-OGM et transhumaniste). Et pas très subtil en plus. Gwendoline Soublin manque cruellement de nuances dans son approche, qui n’est rien d’autre qu’un sophisme par association.

Cette facilité à sombrer dans la paresse intellectuelle consensuelle manque de panache, et ne mérite finalement que l’indifférence, tant Gwendoline Soublin, en idiote utile du grand capital, s’efforce (consciemment ou non) de conforter la majorité productiviste déjà convaincue que le statu-quo sera toujours préférable au monstrueux monde que les dangereux antispécistes pro-OGM et transhumanistes voudront imposer ! A croire que Paul Ariès est son visiteur du soir….]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A la lecture de ce « livre », le moins que l’on puisse dire est que Gwendolin Soublin manque cruellement de culture antispéciste et végan. Avant d’écrire sur le sujet, on se renseigne un minimum ! </p>
<p>S’appuyant sur les revendications d’une minorité d’extrémistes « antispécistes », qui ne peut exister nulle part à part dans son imaginaire, tant elles sont grotesques, Gwendoline Soublin établit une généralisation caricaturale, mais fausse, de la philosophie antispéciste pour servir l’idéologie quelle prétend combattre, et en ce sens fait preuve d’une malhonnêteté intellectuelle crasse. Quelle condescendance, quel mépris pour l’antispécisme, et donc une partie du véganisme. </p>
<p>Voulant jouer sur la corde des extrêmes qui s’opposent (productivisme effréné versus pseudo-antispéciste radical), elle prête aux antispécistes, qui s’ignoreraient ou non, des motivations absurdes. Par opposition au productivisme fou qu’elle critique, dont on peut lui concéder qu’elle en a au moins saisi les principales dynamiques, elle se révèle complètement ignorante dans sa description des motivations des antispécistes dans leur très grande majorité. C’en est consternant.</p>
<p>Non les antispécistes ne sont pas des misanthropes, non les antispécistes ne sont pas des incultes qui s’ignorent antispécistes, non les antispécistes qui, arguant qu’ils sont d’une commune espèce, ne voudraient pas qu’une même dignité et des droits identiques soient conférés aux hommes et aux animaux. NON l’antispécisme n’est pas une monstruosité qui serait à mettre sur le même plan que le productivisme effréné, qui lui pour le coup est bien un esclavagisme. Car l’antispécisme n’est pas ce qu’elle décrit et n’a aucune chance de devenir ce qu’elle décrit. L’on comprend qu’il est bien arrangeant pour elle de faire ce fallacieux parallèle qui consiste à mettre productivisme et antispécisme, et donc une partie du véganisme sur le même plan, pour ne froisser personne. Ce politiquement correct, qui n’est pas loin de rappeler le «et en même temps macroniste», a de beaux jours devant lui.  Ainsi font aujourd’hui « carrière » les « artistes », en ratissant large… Attention cependant à ne pas confondre lectorat et électorat… Cette rebelle de bac à sable peine en réalité à masquer un conformisme bien huilé. </p>
<p>L’on comprend qu’elle ne se permet de critiquer le productivisme, dont notre chère Gaia nous rappelle jour après jour à quel point il est destructeur, qu’en opposition à d’hypothétique potentiels transhumanistes nourris à l’antispécisme… Il est bien connu (ironique pour ceux qui ne le comprendraient pas) que les transhumanistes se nourrissent de l’antispécisme et non de leur aveuglement en une technologie toute puissante qui les rendrait immortels. L’actualité nous le rappelle tous les jours. Laurent Alexandre et Jeff Bezos clament bien évidemment leur transhumanisme sur des fondements antispécistes…  Ce délire purement fictionnel d’antispécisme transhumaniste ne tient pas 3 secondes face de la réalité du productivisme effréné.</p>
<p>Pour cette auteure bien ignorante de la philosophie de la très grande majorité des antispécistes, quelques petits rappels s’imposent :<br />
L’antispécisme est un courant philosophique très argumenté qui explique que l’appartenance d’un individu à une espèce autre qu’humaine n’est pas un critère satisfaisant pour justifier l’exploitation, la torture ou la mise à mort de cet individu. On peut ne pas adhérer à cette philosophie partagée par de nombreux penseurs occidentaux et orientaux, mais caricaturer ses adeptes, sans autre forme d’argumentation, relève d’un aveu d’impuissance intellectuelle.</p>
<p>L’antispécisme s’oppose en revanche à l’écologie superficielle, dont se réclame Paul Ariès, et certainement Gwendoline Soublin, laquelle n’a pas encore intégré les récents apports de la science, qui a démontré que tous les animaux non humains sensibles sont des individus, dont certains sont même très proches des humains.</p>
<p>L’antispécisme est la considération que l’espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l’espèce humaine, n’est pas un critère pertinent pour établir les droits qu’on doit lui accorder. Cela ne veut pas pour autant, dire, pour l’immense majorité des antispécistes, qu’une même dignité et des droits identiques soient conférés aux hommes et aux animaux, mais qu’au moins le droit de ne pas être tués inutilement leur soit conféré. Cela ne signifie pas pour autant ne plus accepter la mort de manière générale et donc être transhumaniste mais simplement refuser les morts inutiles d’animaux.</p>
<p>Pour les OGM, l’agriculture cellulaire et autres biotechnologies : un végan peut y être opposé comme il peut y être favorable. A partir du moment où ces produits n’impliquent pas d’exploitation animale, le véganisme n’a rien à dire dessus. « Un végan » n’est pas « Le véganisme ». A nouveau cette généralisation abusive est outrancière. </p>
<p>Je ne parle même pas des délires consistant à apparenter les antispécistes à des idéologues intransigeants, voire pire, à des sortes d’apprenti sorciers, dont le but serait de modifier génétiquement les plantes, les animaux, et même les humains ! comme Gwendoline Soublin se plaît à l’imaginer, en humanisant les animaux et animalisant les humains par des greffes d’organes.<br />
Ce procédé ridicule n’est en fait qu’une tentative de déshonneur par association (selon laquelle un antispéciste serait forcément pro-OGM et transhumaniste). Et pas très subtil en plus. Gwendoline Soublin manque cruellement de nuances dans son approche, qui n’est rien d’autre qu’un sophisme par association.</p>
<p>Cette facilité à sombrer dans la paresse intellectuelle consensuelle manque de panache, et ne mérite finalement que l’indifférence, tant Gwendoline Soublin, en idiote utile du grand capital, s’efforce (consciemment ou non) de conforter la majorité productiviste déjà convaincue que le statu-quo sera toujours préférable au monstrueux monde que les dangereux antispécistes pro-OGM et transhumanistes voudront imposer ! A croire que Paul Ariès est son visiteur du soir….</p>
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