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	Commentaires sur : Réforme de la classification des films de cinéma : moins de normes, plus de jugement	</title>
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	<description>Le journal des professionnels du spectacle vivant</description>
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		Par : Thomas Debesse		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thomas Debesse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2017 14:41:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bravo pour le titre, « moins de normes, plus de jugement », il n’y a pas mieux ! Car lorsqu’on lit le communiqué, on comprend bien que la phrase « désormais, la commission de classification retrouve sa pleine liberté d’appréciation pour déterminer les mesures » est fausse !

Ce n’est pas une liberté qui est donnée. En déplaçant l’appréciation de la norme vers le jugement, ce sont les membres de la commission elle-même qui deviennent objet de jugement. Désormais la commission doit rendre compte de ses décisions non selon une norme mais selon son intime, non selon un for externe mais un for interne. C’est une violence faite à ses membres.

Pour faire une analogie, c’est comme si un juge ne devait désormais plus prononcer son jugement selon le code civil, mais selon ses goûts, ses affinités et ses préférences. D’une part il n’y aurait plus de justice, et d’autre part, ce juge serait en danger, car il ne serait plus protégé par l’autorité de la loi. Le juge est désormais vulnérable, il n’est plus protégé de la loi du plus fort. On aurait pu titrer « I am the law », mais les juges super-héros, ça n’existe que dans les comics.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bravo pour le titre, « moins de normes, plus de jugement », il n’y a pas mieux ! Car lorsqu’on lit le communiqué, on comprend bien que la phrase « désormais, la commission de classification retrouve sa pleine liberté d’appréciation pour déterminer les mesures » est fausse !</p>
<p>Ce n’est pas une liberté qui est donnée. En déplaçant l’appréciation de la norme vers le jugement, ce sont les membres de la commission elle-même qui deviennent objet de jugement. Désormais la commission doit rendre compte de ses décisions non selon une norme mais selon son intime, non selon un for externe mais un for interne. C’est une violence faite à ses membres.</p>
<p>Pour faire une analogie, c’est comme si un juge ne devait désormais plus prononcer son jugement selon le code civil, mais selon ses goûts, ses affinités et ses préférences. D’une part il n’y aurait plus de justice, et d’autre part, ce juge serait en danger, car il ne serait plus protégé par l’autorité de la loi. Le juge est désormais vulnérable, il n’est plus protégé de la loi du plus fort. On aurait pu titrer « I am the law », mais les juges super-héros, ça n’existe que dans les comics.</p>
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