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CNSMD de Paris : exigence et polyvalence au programme

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Rencontre avec Jean-Christophe Paré

JC

 Quand il intègre le CNSMD (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris), Jean-Christophe Paré a 18 ans. Aujourd’hui, il reçoit dans son bureau qui domine le canal de l’Ourcq. Nommé danseur étoile de l’Opéra de Paris en 1984,  il a exercé toutes les palettes de son métier : chorégraphe, professeur de danse contemporaine, créateur pour devenir Directeur des études chorégraphiques au Conservatoire nationale supérieur de Paris.

 

 

Vous êtes en poste depuis quelques mois, quels sont vos objectifs ?

Comme mes collègues directeurs et professeurs des disciplines enseignées au Conservatoire,  j’ai à cœur de transmettre un enseignement hautement spécialisé et une formation professionnelle de haut niveau. Cet enseignement de qualité est le socle de nos objectifs. En ce qui concerne la danse, il comprend des connaissances théoriques et la maîtrise pratique  qui sont nécessaires à l’exercice de ces arts que sont la danse classique et la danse contemporaine.

 

Quels conseils donnez-vous à vos jeunes élèves ?

Le métier de danseur s’arrête entre 35 et 40 ans. Au-delà, le corps n’a plus les mêmes capacités et c’est une notion que nos jeunes élèves doivent intégrer rapidement.

C’est un fait, ils auront plusieurs métiers dans la vie. C’est pourquoi nous les sensibilisons et insistons sur des formations périphériques à nos métiers.

 

Quels sont-ils ?

Il y a les fondamentaux, comme l’apprentissage à la chorégraphie mais il existe de nouveaux métiers comme par exemple celui de notateur du mouvement. Au CNSMD de Paris, on insiste sur la diversité des compétences tout en restant très exigeant sur les formations traditionnelles. Entre les études de danse contemporaine, classique et la chorégraphie, les élèves circulent entre les apprentissages. C’est tout naturellement que l’on constate que les compétences se croisent car elles sont liées.

 

L’élève des années 2015 est-il le même que celui que vous avez pu être dans les années 80   ?

Non, je ne crois pas et cela on le remarque surtout dans l’apprentissage. Nous sommes nombreux à avoir noté un changement dans les années 2000, avec l’arrivée d’internet. Les élèves sont rapides, s’adaptent vite, ils ont des intuitions qui sont parfois très intéressantes mais ne prennent pas assez de recul par rapport à l’apprentissage. En revanche, nous notons une plus grande difficulté quant à l’approfondissement des compétences et en cela l’enseignement pluridisciplinaire est assez adapté pour eux.  A nous, enseignants de poser des éléments de résistance à cette modernité.  Car, chaque artiste sait que plus on travaille une œuvre, meilleure elle est.

 

Et après le conservatoire ?

On compte près de 5000 danseurs professionnels en France et  de nombreuses compagnies. Il n’en reste pas moins que la concurrence est rude pour ces jeunes qui sortiront du CNSMDP. C’est pourquoi aussi, il existe une sélection rigoureuse au concours d’entrée avec seulement 30 candidats  admis sur les 220 qui se présenteront. Quant à l’aide que nous pouvons fournir aux élèves, il se trouve dans un réseau constitué entre nos écoles nationales  ainsi qu’avec de nombreuses compagnies amies, conventionnées ou non dont certaines intègrent les danseurs.

 

Le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de musique de Paris est un établissement public administratif d’enseignement supérieur placé sous la tutelle du ministère chargé de la Culture.
Installé depuis vingt ans sur le site de la Villette, le Conservatoire de Paris a toujours cherché à relever les défis de la formation et de la transmission où tradition, création, réflexion et recherche ont chacune leur place, faisant de cette école le vivier de la création de demain.

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