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Bonne nouvelle, les intermittents ne sont plus des parias…

Bonne nouvelle, les intermittents ne sont plus des parias…
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Une mission parlementaire émanant de la commission des affaires culturelles et sociales renvoie la Cour des comptes à ses chères études (comptables).

Elle récuse, dans un rapport, l’importance du déficit dénoncé par les détracteurs du régime spécifique.

« Un régime qui couvre uniquement des contrats de courte durée est par nature déficitaire », a déclaré le député PS Jean-Patrick Gille, précisant que des droits sociaux spécifiques restent indispensables pour les professionnels du spectacle, soumis à une activité discontinue.

Sur la base des chiffres de l’Unedic, le rapport récuse l’importance du déficit dénoncé par les détracteurs du régime spécifique. Alors que la Cour des Comptes l’avait évalué à 1 milliard d’euros, la mission ramène le chiffre à 320 millions d’euros, prenant en compte le coût réel des artistes s’ils passaient au régime général. Elle souligne également les vertus d’un secteur « porteur d’emploi non délocalisable et en forte croissance ».

Le milieu artistique emploie aujourd’hui « autant que l’industrie automobile », a précisé le rapporteur de la mission, lors de sa présentation à la commission.

Il met néanmoins en garde contre la banalisation de la « permittence » – L’utilisation abusive des contrats à courte durée, notamment à France Télévision.

Tout cela va dans le bon sens. On aurait aimé, bien sûr, que soit pris en compte également l’excédant des recettes de l’UNEDIC provoqué par les cotisations au régime général des autres professionnels du spectacle, qui ne sont pas intermittents mais qui font le même métier.

Il nous appartient donc en premier lieu de développer des liens de Solidarité dans nos métiers, qu’il s’agisse de professionnels intermittents ou permanents du spectacle afin de démontrer que non seulement les professions du spectacle apportent une valeur ajoutée essentielle à notre société en matière artistique et culturelle, mais qu’elle est aussi une richesse économique du fait notamment des recettes « collatérales » induites par l’organisation de spectacles. Il faut être un col blanc bien amidonné pour ne pas l’admettre.

Des états généraux des métiers du spectacle que nous appelions de nos vœux, dans le précédent numéro de Profession Spectacle pourraient être l’occasion de développer cette idée et de délivrer le message…

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