Les fans inconditionnels de Bertrand Cantat seront au rendez-vous, les féministes inconditionnelles aussi. L’ex-chanteur de Noir Désir, condamné pour la mort de Marie Trintignant en 2003, donne jeudi soir au Zénith son unique concert parisien, temps fort d’une tournée sous tension.

Comme avant plusieurs concerts de cette tournée marquée par des annulations et reports, un rassemblement de ceux s’indignant de son retour sur scène est organisé devant le Zénith, à l’appel de l’association « Osez le féminisme ». « On ne peut que regretter que le Zénith ait programmé Cantat et maintienne son concert », a indiqué jeudi à l’AFP sa porte-parole, Raphaëlle Rémy-Leleu, dénonçant un « positionnement cynique et révoltant ».

Aucune information n’a été communiquée sur le nombre de billets vendus, mais le Zénith, d’une capacité de 6 000 places, ne devrait pas faire le plein. « Je n’ai aucune raison juridique d’empêcher Bertrand Cantat de chanter. Si je le faisais, son producteur pourrait très bien attaquer, explique pour sa part Daniel Colling, le patron du Zénith.

Sa tournée se poursuivra samedi à Lille et dimanche à Bruxelles, avant deux concerts les 20 et 21 décembre à Pau puis Bordeaux.

[avec AFP]