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De la rémunération des auteurs sur les salons littéraires

De la rémunération des auteurs sur les salons littéraires
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Les auteurs littéraires sont les parents pauvres d’un milieu artistique en difficulté : les droits d’auteur touchent au ridicule, la surproduction littéraire entraîne une précarité croissante… Lorsqu’ils se déplacent pour un ou plusieurs jours sur un salon, ils sont très rarement payés, contrairement aux musiciens, comédiens, médiateurs des débats, etc., présents à leur côté. Cinq personnalités du monde littéraire ont récemment publié une tribune sur BibliObs, que Profession Spectacle soutient et relaye.

Extraits

« Durant ces salons, l’auteur peut rester de longues heures, voire des journées entières, assis à une table derrière sa pile de livres (trop de salons du livre se résument malheureusement à ça). Il est fréquent qu’il ne signe pas plus de dix ouvrages. Il peut même en signer moins, voire aucun s’il débute, s’il n’est pas connu, surtout dans le cadre d’une manifestation qui invite 200 ou 300 auteurs, jusqu’à 400 pour les plus importantes.

Sachant que les droits d’auteur s’élèvent en moyenne à 1 euro par livre – le prix d’une baguette –, l’auteur va donc gagner plus ou moins dix euros qu’il touchera au mieux un an plus tard, lorsque son éditeur créditera son compte, parfois quelques semaines ou quelques mois après lui avoir envoyé son relevé de droits d’auteur.

[…]

Imaginerait-on des musiciens qui viendraient jouer gratuitement dans une ville pour célébrer la sortie de leur album ?

Non, bien entendu ! Il semble normal de payer un guitariste, un flûtiste, un chanteur ou un contrebassiste lorsqu’il se produit. D’ailleurs, les festivals littéraires rémunèrent les musiciens qui accompagnent les auteurs à l’occasion d’une lecture publique, tandis que l’auteur, lui, ne reçoit rien, en général, au prétexte qu’à l’issue de sa lecture il va pouvoir vendre des livres… pour une poignée d’euros.

Les comédiens qui lisent parfois le texte de l’auteur lors d’un festival sont aussi la plupart du temps rémunérés, ainsi que le modérateur du débat ou de la table ronde. Le seul à être presque toujours privé de rémunération, c’est l’auteur invité. »

La tribune est co-signée par :

  • Marie Sellier, présidente de la Société des Gens de Lettres (SGDL)
  • Carol Trebor, présidente de la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse
  • Laurence Kiefe, présidente de l’Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF)
  • Mathieu Gabella, vice-président du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC)
  • Pascal Ory, président de la commission du répertoire de l’écrit de la Société Civile des Auteurs Multimedia (SCAM)
Source : BibliObs
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