Grande pianiste française, Hortense Cartier-Bresson sort un album qui rassemble les pièces pour piano les plus tardives de Johannes Brahms. Un concert de lancement aura lieu le mardi 25 février 2020 au théâtre du Ranelagh, à Paris.

Dossier de presse

PRÉSENTATION

Hortense Cartier-Bresson, figure majeure de l’école française de piano et professeur de toute une nouvelle génération de pianistes, livre au disque – où elle s’est toujours faite rare – une interprétation des pièces pour piano les plus tardives de Johannes Brahms, et l’essence d’un savoir mûri, recherché, riche.

Ce disque déploie en un triptyque mystérieux une succession d’estampes poétiques qui révèle, pièce après pièce, le reflet de l’intimité du compositeur de Saxe. Tantôt fougueuses, énigmatiques, contemplatives, elles s’offrent comme un regard jeté en arrière sur l’OEuvre entier de Brahms, nourri de sa vie propre.

Elles trouvent en cette interprétation la maturité, l’écho de la profondeur d’âme qu’elles requièrent, et s’y mêlent alors. Hortense Cartier-Bresson offre ainsi sa plus belle leçon, et les clés du dernier Brahms.

QUELQUES CLEFS D’ÉCOUTE

L’opus 116

Cet opus a la particularité, bien que chacune de ces Sept Fantaisies ait sa propre atmosphère, de se déployer avec des liens thématiques et tonals entre elles. Celles-ci sont donc quasiment indissociables. La première pièce, un Capriccio au caractère tzigane dont le rythme sera repris à la toute fin du cycle dans la coda du dernier Capriccio, est suivie d’un Intermezzo en forme de lied où l’on retrouve la nostalgie si particulière de Brahms. Le thème de la troisième pièce, Capriccio, Allegro appassionato, est repris et transformé dans la quatrième et dans la septième. La quatrième pièce est un chef-d’œuvre d’intimité contemplative. Elle est suivie de deux Intermezzi dans la même tonalité de mi : la cinquième pièce, en mineur, mystérieuse et délicate, la sixième, en majeur, d’une tendresse
apaisante.

L’opus 117

Cet opus est sans doute le plus intérieur et le plus énigmatique, car c’est là que Brahms touche au plus intime : il se livre sans aucune démonstration. Il y a d’ailleurs très peu de nuances forte dans cette œuvre. On s’enfonce dans la tristesse de pièce en pièce. La première, une berceuse consolatrice, se révèle finalement pleine de regrets. La deuxième pièce, malgré une éclaircie dans la partie centrale, est empreinte de mélancolie. Et la dernière, avec son thème principal issu de musiques d’un passé lointain, se termine de la manière la plus sombre.

L’opus 118

Tout l’univers de Brahms est là. L’Intermezzo initial rappelle les élans passionnés de nombre de ses œuvres de musique de chambre, des trios aux quatuors, et ménage une transition tonale vers la deuxième pièce, un Intermezzo, Andante teneramente, qui donne la mesure de son immense talent pour le lied. Que de tendresse et de regret dans cette pièce ! La troisième est une Ballade d’inspiration tzigane. Vient ensuite un énigmatique Intermezzo qui rappelle le troisième mouvement du Trio en do mineur, op. 101, avec ses moments fugitifs et mystérieux, l’écriture se transformant à la fin en foisonnement passionné. La Romanze, en forme de choral aux accents de chant populaire allemand, poursuit dans la même tonalité mais dans l’apaisement du majeur. Et pour finir, une oraison s’élève, tel un testament.

Hortense Cartier-Bresson

TITRES

Sieben Fantasien, op. 116
Capriccio en ré mineur
Intermezzo en la mineur
Capriccio en sol mineur
Intermezzo en mi majeur
Intermezzo en mi mineur
Intermezzo en mi majeur
Capriccio en ré mineur

Drei Intermezzi, op. 117
Intermezzo en mi bémol majeur
Intermezzo en si bémol mineur
Intermezzo en do dièse mineur

Sechs Klavierstücke, op. 118
Intermezzo en la mineur
Intermezzo en la majeur
Ballade en sol mineur
Intermezzo en fa mineur
Romanze en fa majeur
Intermezzo en mi bémol mineur

RENSEIGNEMENTS

Enregistré par Little Tribeca à la Salle Colonne (Paris, France) du 29 avril au 2 mai 2019
Direction artistique : Nicolas Bartholomée
Prise de son : Nicolas Bartholomée et
Franck Jaffrès
Postproduction : Franck Jaffrès
Préparation et accord : Bastien Herbin
Piano : Steinway modèle D, n° 598523

LABEL : Aparté Music

.