Dans un communiqué en date du 7 janvier 2020, la CGT-Spectacle dit sa joie d’avoir un des dirigeants de sa fédération nommé au sein du conseil d’administration du CNM, tout en rappelant les attentes des professionnels et les exigences inhérentes à ce nouvel établissement.

Alors que le Centre national de la Musique (CNM), désormais présidé par Jean-Philippe Thiellay, vient de voir le jour, le 1er janvier dernier, la CGT-Spectacle rappelle les attentes immenses, « formulées pour certaines depuis fort longtemps par les entreprises, les artistes et l’ensemble des salariés du secteur » qui traversent le secteur de la musique.

Plusieurs enjeux sont pointés par le syndicat, de la crainte de voir le CNM se substituer à la politique culturelle, tant de l’État que des collectivités territoriales, à la lutte contre les inégalités d’accès aux carrières musicales.

La précarité des artistes de la musique est par ailleurs au centre de ce communiqué. La CGT-Spectacle souhaite que le CNM, malgré sa faible dotation financière pour la première année de fonctionnement, « sécurise la situation économique et sociale des professionnels » et préserve « la diversité artistique, l’émergence de nouvelles formes ou encore la présence d’équipes artistiques et de lieux musicaux sur l’ensemble du territoire ».

Si la CGT-Spectacle se réjouit « de voir un artiste faisant partie des dirigeants de [sa] fédération nommé au sein du Conseil d’Administration de l’établissement », elle regrette néanmoins que ce soit le seul syndicat de salariés représenté au conseil d’administration et que « les désignations au sein de la gouvernance du CNM ne se fassent pas sur la base de la représentativité des organisations professionnelles d’employeurs et de salariés ».

La Rédaction

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