Dans un secteur où les ventes d’albums sont de plus en plus dématérialisées, les pochettes de disque gardent pourtant leur pouvoir évocateur d’un univers musical et leur impact marketing.

[Écho de la presse]

Au début de l’été dernier, Michel Gondry a dévoilé sur Instagram la somptueuse pochette de Mirapolis, l’album de l’artiste electro Rone à paraître début novembre. Conçue par le réalisateur et son fils Paul, l’image représente Rone immergé dans un environnement futuriste. « Sa musique me fait penser à de l’architecture », explique Michel Gondry qui a voulu créer « une ville utopique ». Il ajoute : « On pourrait dire que la structure et le graphisme des bâtiments reflètent le rythme de sa musique, et que les couleurs reflètent ses mélodies, mais ça serait prétentieux. Zut, je l’ai dit ! »

Parlez pochette d’album avec Michel Gondry et il vous dira vite regretter l’âge d’or des années 70 : « C’est là que les artistes se sont libérés du contrôle des producteurs et ont conçu des images qui reflétaient leur univers. Pour les auditeurs, elles étaient les portes d’entrée du monde dans lequel ils souhaitaient nous emmener. Elles permettaient de s’évader dans un imaginaire teinté seulement du graphisme de la pochette. Les clips ont foutu tout ça en l’air avec MTV dans les années 80. J’en suis donc responsable et je le regrette. »

Lire l’article (très) complet de Vincent Brunner sur le site de Libération.