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Le Belge Xavier Seron remporte le prix du meilleur premier film à Palm Springs

Le Belge Xavier Seron remporte le prix du meilleur premier film à Palm Springs
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Le Prix du meilleur premier film au 27e Festival international du film de Palm Springs a été attribué au réalisateur belge Xavier Seron pour Je me tue à le dire. Le diplômé de l’IAD à Louvain-la-Neuve réalise un coup de maître : son film en noir et blanc, présenté au Festival International du Film Francophone de Namur, entre dans la cour des grands avec cette récompense décernée par l’un des festivals les plus prestigieux des États-Unis.

« Cette comédie noire belge, pour son humour et son approche unique et inattendue de la narration, repousse la forme et la structure au sein d’une histoire qui suit des thèmes communs à de nombreux films. » (Avis du jury)

Autour de Je me tue à le dire

Ce film cynique, dont la sortie est annoncée pour avril, raconte l’histoire d’un trentenaire quelconque mais hypocondriaque, Michel Peneud (Jean-Jacques Rausin), qui se croit condamné à mourir d’un cancer du sein, comme sa mère (Myriam Boyer). Angoissé face à la mort, il n’en décide pas moins d’arrêter de fumer, animé d’une sombre rancœur envers sa génitrice.

Ce film a séduit le jury composé exclusivement de producteurs américains : Gary Rubin (Cohen Media), Dan Berger (Oscilloscope) et Ryan Kampe (Visit Films/Monument Releasing). Il a reçu le premier Prix parmi les 12 films que comportait la section New Voices/New visions exclusivement dédiée aux premières œuvres.

Ce festival est l’un de plus connus et suivis aux États-Unis, non seulement parce qu’il accueille chaque année plus de 136 000 spectateurs et présente plus de 180 films de 70 pays différents, mais encore parce qu’il est un marchepied pour la fameuse course aux Oscars.

Outre une notoriété internationale, cette récompense apporte la coquette somme de 60 000 dollars en prêt de matériel par la fameuse entreprise Panavision. Produit par Novak Prod et Tobina Films, il est à noter que le film a reçu, outre l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie Bruxelles et du Tax shelter belge, les soutiens français du CNC et de la Région Bretagne.

« Le succès du film tient indubitablement aux mauvaises plaisanteries et aux situations incongrues dans lesquelles Michel s’enlise dû à son inquiétude maladive. […] Xavier Seron parvient de manière très juste à insérer et à doser les phases humoristiques […] qui osent s’enfoncer de plus en plus vers le noir, sans pour autant tomber dans la surenchère inutile et déplacée. » (Willems Bertrand)

« Je me tue à le dire parvient magistralement à mêler le dramatique au rire, à travers un humour noir osé, rythmé et très travaillé tant dans les dialogues que visuellement, afin d’offrir un moment de cinéma belge pas comme les autres. Une manière d’aborder la mort sans complexe et avec une sensibilité particulière. » (Willems Bertrand)

Retour sur la carrière de Xavier Seron

Né à Bruxelles en 1975, Xavier Seron est l’auteur de divers courts-métrages, notamment :

  • Rien d’insoluble (15mn, 2006), film de fin d’études sélectionné dans divers festivals dont la Mostra de Venise ;
  • Crabe, avec Christophe Hermans (26mn, 2009), qui reçoit le Prix de l’Image au Festival Média 10-10, le Prix du Meilleur film au Festival International du Film Francophone de Namur ainsi qu’au Festival International du court métrage de Téhéran  ;
  • L’ours noir, avec Meryl Fortunat-Rossi (15mn, 2015), déjà avec Jean-Jacques Rausin.

Il a également réalisé un documentaire : Dreamcatchers (61mn), sur un catcheur belge d’origine italienne, Salvatore Bellomo, qui part aux États-Unis avec ses élèves, sur les traces de son passé au sein de la prestigieuse fédération américaine : la WWF.

Avec Savier Seron, nul doute que la Belgique, après les frères Dardenne et Joachim Lafosse, dispose encore de nombreux atouts pour un cinéma entré dans une nouvelle ère.

Michel Le Grethanc

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