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Le Bureau export, ambassadeur de la musique « made in France »

Le Bureau export, ambassadeur de la musique « made in France »
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Christine & The Queens, Jain, Zaz, Tinariwen, Carpenter Brut… autant d’artistes « made in France » qui, pour séduire aussi à l’étranger, se sont appuyés sur le soutien du Bureau Export, devenu en 25 ans un accompagnateur indispensable pour franchir les frontières.

« Le Bureau Export a pour vocation d’aider les artistes produits en France à s’exporter quels que soient leurs esthétiques musicales (classique, électro, jazz, pop, chanson…) ou leurs champs d’activités (sur scène, sur disque…) », explique à l’AFP son directeur Marc Thonon.

Cette association loi 1901 financée par l’État (ministères de la culture et des affaires étrangères) et par la filière musicale (Sacem, producteurs, Centre national de la chanson), et composée d’une trentaine de personnes (vingt à Paris, une dizaine à Londres, Berlin, New York, Sao Paulo), compte actuellement plus de 500 adhérents, 120 en classique, 100 en jazz, le reste en musiques actuelles.

« Les artistes adhèrent chez nous à travers les sociétés (producteurs, éditeurs, leur propre label) avec lesquelles ils sont sous contrat. Nous travaillons avec le label ou le producteur, pas l’artiste directement. Ce n’est pas nous qui allons l’exporter, c’est le professionnel. Nous, nous allons les éclairer, les mettre en relation avec les bons interlocuteurs », décrypte Marc Thonon.

L’organisme propose aussi des aides financières, via quatre programmes: un pour le classique, un pour le jazz et deux pour les musiques actuelles, en distinguant les premiers pas à l’export (10.000 euros) des bourses à l’export (de 25 000 à 50 000 euros).

L’objectif est de passer de 1,5 à 4 millions d’euros d’aides financières compte tenu du nombre croissant d’adhérents. « On tourne avec un budget global de 5 millions d’euros et on vise 10 millions », dit Marc Thonon. Il souhaite aussi « revoir » l’implantation internationale de l’organisme : se renforcer aux États-Unis, où il n’a qu’une personne, et ouvrir des postes « en Afrique, Asie et en Amérique latine, où on est presque aveugles ».

[avec AFP]



 

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