Sous couvert d’offrir confort et sécurité, ce système de paiement dématérialisé permet surtout aux festivals de musique de renflouer un peu les caisses dans un contexte économique difficile. Quitte à irriter certains festivaliers.

[Écho de la presse]

« Pour les festivals, le cashless est surtout un moyen de faire rentrer plus d’argent. » La confession, sans ambages, est celle d’un programmateur de festival de musique, sous couvert d’anonymat. Depuis 2011 et la brèche ouverte par le Sziget en Hongrie, qui fut le premier à utiliser un système de paiement dématérialisé, presque tous les festivals de musique dans le monde, et notamment en France, imposent désormais la technologie Cashless à leur public.

Le principe : au lieu de payer bières et saucisses frites en liquide, on active à l’entrée du festival une carte ou un bracelet doté(e) d’une puce sans contact, généralement facturée un euro, sur laquelle on crédite un montant par carte bancaire, liquide ou via un compte paypal. Plus besoin de fouiller dans sa poche pour faire l’appoint au moment de payer, un passage de la carte sur un boitier numérique et hop, vous voilà débité. Simple, rapide, efficace. Un peu trop même, au goût de certains festivaliers, qui se plaignent sur des forums ou les réseaux sociaux d’être poussé à la consommation, voire de se faire plumer…

Lire l’article complet de Jean-Baptiste Roch sur le site de Télérama.