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Le financement participatif profite surtout à la France

Le financement participatif profite surtout à la France
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Sur son blog personnel, Stephen Follows publie une série d’articles contenant et présentant les résultats d’une enquête qu’il a menée pendant plusieurs mois. Véritable trésor de données, cet ensemble de statistiques concernant les projets lancés sur Kickstarter, Indiegogo et d’autres sites, détaille le pourquoi du comment de la réussite – ou non – des projets présentés sur ces plates-formes de financements participatifs ou « crowdfunding ».

Nul besoin d’être anglophone pour comprendre les graphiques équivoques présentés par Stephen Follows : ils seront d’une utilité certaine pour les artistes, réalisateurs, producteurs en herbe, etc., tant ces possibilités de financements représentent souvent la vie ou la mort d’un projet artistique.

Que retenir de cette manne d’informations ?

Certaines données sont en effet particulièrement marquantes et représentatives des possibilités qu’offre le financement participatif.

Sur Kickstarter, 43% des projets de films (toutes catégories confondues) réussissent leur financement, c’est-à-dire parviennent à collecter la somme projetée – voire davantage – dans le temps imparti par la campagne de financement. Parmi eux, les courts-métrages sont évidemment les plus populaires, ne serait-ce que parce qu’ils nécessitent moins d’argent : 59% atteignent la somme demandée.

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Si des projets sont proposés tout au long de l’année, la plus grande concentration de demandes a lieu en mars, avril et juin.

Sans surprise, les États-Unis sont le berceau de plus de 70% des projets lancés ; toutefois, ce chiffre est à la baisse depuis plusieurs années, puisque ce taux était encore de 98% en 2010. La « capitale » des campagnes Kickstarter est Los Angeles, avec 15% des projets.

L’ensemble de ces statistiques montre un tableau résolument positif pour l’avenir du crowdfunding. Si, de manière générale, le pourcentage de campagnes réussies descend progressivement, c’est parce que de plus en plus de projets sont présentés : la quantité d’argent investie par les utilisateurs du site ne cesse quant à elle d’augmenter. Les projets qui non seulement réussissent, mais osent encore demander des budgets de plus en plus grands, jusqu’à s’approcher des budgets de films disposant d’une production classique, sont de plus en plus nombreux.

Pays en tête des projets aboutis : la France !

Il est certes dommage de ne pas avoir plus d’informations concernant les spécificités de la scène française. Toutefois, nous notons avec plaisir une donnée largement positive, à la fois intrigante et rassurante… La France a le taux de projets réussis le plus élevé du monde : 41,1% des projets de films1, devant l’Angleterre (40,9 %), les États-Unis (39 %) ou encore les Pays-Bas (15,2%).

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Il est effectivement intriguant, au vu des politiques de financement audiovisuelles françaises, de constater qu’autant de projets ont recours presque par défaut au financement participatif ; mais il est par ailleurs rassurant d’observer que la générosité à l’endroit culturel ne souffre pas de la crise, tout au contraire – si tant est que les dons proviennent bien de contributeurs habitant notre beau pays, ce que l’étude ne dit pas explicitement.

Maël LUCAS

 1Chiffre de Kickstarter

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