Contrairement à la plupart des secteurs artistiques, la musique enregistrée a démontré la solidité de son modèle économique durant l’année 2020.

Le secteur de la musique enregistrée n’a pas subi de pertes majeures en 2020, en comparaison de la plupart des autres secteurs artistiques marchands. La crise sanitaire n’aura eu que peu d’effets, la perte de la musique enregistrée n’étant estimée qu’à 2 % du chiffre d’affaires, soit à pleine plus de 40 millions d’euros.

« Cette stabilité relative est associée à une forte baisse des ventes physiques de musique en 2020, conjuguée à la progression importante de l’écoute en flux financée par abonnement ou par la publicité, expliquent Ludovic Bourlès et Yann Nicolas dans une note publiée récemment par le Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS). Pour l’édition et la distribution phonographiques, la perte annuelle est de l’ordre de 3 %. »

Les deux chargés d’études au DEPS s’appuient notamment, dans leur analyse, sur le rapport du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) publié le mois dernier : La production musicale française en 2020. Décryptage d’une année pas comme les autres.

Élodie NORTO

DEPS - Chiffre d’affaires du secteur de la musique enregistrée