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Les risques liés aux sources lumineuses lors de spectacles

Les risques liés aux sources lumineuses lors de spectacles
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Pharmacy icon with caduceus symbolLes sources 
de risques lumineux 

Un éclairage inadapté au travail induit un risque d’atteinte visuelle. Il faut distinguer deux types de risques dans les métiers du spectacle: les conditions d’éclairage insuffisantes et l’exposition à des sources lumineuses puissantes. L’oeil doit alors fournir plus d’efforts pour avoir une vision précise et il doit se protéger des éblouissements. De plus, la position du corps est modifiée pour mieux voir, ce qui entraine des contractures. Dès lors, un éclairage inadapté induit une fatigue oculaire, intellectuelle et physique avant de provoquer à long terme des pathologies visuelles. Les techniciens lumière et les artificiers sont les plus exposés, cependant, il ne faut pas oublier toutes les personnes qui travaillent proche de la scène (techniciens, artistes, metteur en scène,…).

Certaines sources de lumière sont directement dangereuses pour l’oeil. Ainsi, le laser peut entraîner des dommages oculaires permanents selon la longueur d’onde, la puissance, son mode continu ou impulsionnel, et l’exposition dans l’axe du rayonnement. Les LED, de plus en plus utilisées, ont un spectre de forte luminance et à dominante bleue. Cette double spécificité présente des risques pour la santé, d’autant plus que l’exposition est fréquente et prolongée, et que les personnes sont photosensibles ou de jeunes enfants.

Signes pathologiques 

L’exposition à des sources lumineuses puissantes (stroboscopes, projecteurs, lasers) peut entraîner une perte des repères temporels et spatiaux, des troubles visuels (larmoiements, vision altérée, picotements et rougeurs oculaires…), des maux de tête et des troubles de l’attention. Ces différents signes sont particulièrement favorables aux accidents de travail dans un environnement souvent peu connu des artistes. En effet, lorsque les aspects spatio-temporaux et environnementaux se sur-ajoutent à des troubles de la concentration, le mouvement est souvent moins performant ce qui peut alors générer des chutes, des chocs et des maladresses.

Les troubles de la vision sont le plus souvent caractérisés par une baisse de l’acuité visuelle, une diminution du champ visuel, une baisse de la vision en relief et une baisse de la vision des couleurs. Ces perturbations sont souvent insidieuses et ignorées du fait qu’elles sont le plus souvent non douloureuses. Or, ces troubles sont rarement réversibles alors que certains traitements peuvent être mis en place précocement pour fortement limiter l’aggravation de la pathologie.

Actions préventives 

La prévention doit se situer à deux niveaux: d’une part, la prise en compte des premiers signes de perturbations visuelles afin de pouvoir mettre en place un traitement rapidement, et d’autre part, la gestion de l’environnement lumineux. Pour limiter les risques, il faut anticiper les situations de travail imprévues, dans la précipitation et dans un lieu inconnu. En effet, il est alors possible d’envisager des consignes adaptées par rapport à la sur-exposition et de suppléer une sous-exposition. Pour l’éclairage, trois situations doivent être contrôlées :

  • le rayonnement direct dans le champ de vision,
  • l’intensité (insuffisante ou excessive),
  • la durée de l’exposition et les contrastes.

Les limites maximales acceptables d’exposition en fonction du type de lumière sont clairement définies (voir figure), ainsi la lumière bleue s’avère être la plus dangereuse. Dès lors, il est recommandé de privilégier l’utilisation de LED de teinte neutre ou blanc chaud. Le niveau de luminance peut être limité en préférant les dispositifs d’éclairage comprenant plusieurs LED de faible puissance à ceux n’utilisant qu’une seule LED de forte puissance.

Recommandation du temps d’exposition aux sources lumineuses en fonction de la distance (Cmiosh 2013)

Concernant le manque de lumière, il faut tout d’abord s’assurer que les éclairages sont régulièrement entretenus et nettoyés et il est souhaitable de prévoir systématiquement une lampe d’appoint (lampe frontale par exemple). Le dernier risque à prévenir est l’échauffement et la brulure, ce qui nécessite de bien isoler les dispositifs d’éclairage.

Que dit la loi… 

Les dispositions relatives à l’éclairage des lieux de travail se situe dans l’article R. 4223-1 à R. 4223 12 du code du travail. Un niveau minimal d’éclairage est prévu en fonction du lieu. Ainsi les valeurs minimales sont de 120lux pour les locaux de travail, les vestiaires et les sanitaires et de 200lux pour les locaux aveugles affectés à un travail permanent.

Les informations et conseils proposés s’inscrivent dans une logique de prévention. Ils ne peuvent en aucun cas se substituer à la consultation d’un médecin ou d’un professionnel de santé pour l’établissement d’un diagnostic précis et la prescription d’un traitement adapté.

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