Israël a formellement notifié l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) de son retrait, annoncé en octobre, en pleine élection du directeur général de l’organisation, a annoncé l’Unesco vendredi. La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, en poste depuis novembre, dit « regretter profondément » cette décision.

[AFP]

Dans un communiqué, Audrey Azoulay réaffirme sa conviction que « c’est au sein de l’Unesco, et non pas en dehors d’elle, que les États peuvent le mieux agir pour contribuer à résoudre des différends qui touchent aux domaines de compétence de l’organisation ».

Israël, « membre de l’UNESCO depuis 1949 », a « toute sa place […] au sein d’une institution engagée dans la défense de la liberté d’expression, dans la prévention de l’antisémitisme et du racisme sous toutes ses formes et qui a développé un programme unique d’enseignement de la mémoire de la Shoah et de prévention des génocides », affirme Mme Azoulay.

Le 12 octobre, juste après que les États-Unis ont annoncé se retirer de l’Unesco, Israël avait fait part d’une décision similaire, reprochant à l’organisation un parti-pris anti-israélien et la qualifiant de « théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver ». Un double retrait alors vu comme un « coup dur » pour l’organisation multilatérale basée à Paris par la directrice générale sortante, la Bulgare Irina Bokova.