Pourquoi le cinéma Le César, situé sur la place Castellane (6e arr.), a-t-il soudainement fermé ? Jusqu’à peu, il était placardé sur les portes : « Cinéma fermé provisoirement ». Le programme, placé à côté, évoquait quant à lui des projections jusqu’au 15 novembre. Alors quoi ? Certains avancent que cette fermeture est destinée à sauver les Variétés, autre lieu majeur pour le cinéma dans la ville : l’endettement était connu. La réalité semble plus simple : le bail a été rompu.

[Écho de la Presse]

 

Très endettée, la société Bastille Sainte-Antoine, qui exploitait cet établissement (ainsi que le cinéma Les Variétés sur la Canebière et d’autres salles à Paris) est, on le sait, en redressement judiciaire. Lors d’une audience au tribunal de commerce de Paris, le 5 octobre dernier, un candidat à la reprise s’était déclaré. Il s’agissait de Jean Mizrahi, le dirigeant d’Ymagis, une société spécialisée dans les technologies numériques du cinéma.

Bail « rompu »

Mais quelques jours plus tard, coup de théâtre : « Il s’est aperçu que le bail du César avait été rompu par le propriétaire des murs, avant même l’audience », souffle une source proche du dossier. Ce propriétaire (qui, contrairement à celui des Variétés, n’est pas la mairie de Marseille), probablement fatigué de courir après des loyers en retard, se serait mis à la recherche d’un autre locataire. Lequel pourrait continuer à exploiter le cinéma ou, éventuellement, en faire tout autre chose.

Quoi qu’il en soit, puisque Le César « ne fait plus partie de la société », l’administrateur judiciaire a décidé de le fermer, économisant ainsi sur le loyer pour « arrêter l’hémorragie », poursuit notre source.

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