Ouverture du 13e festival international du film panafricain à Cannes

Ouverture du 13e festival international du film panafricain à Cannes
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Aujourd’hui s’ouvre au Novotel Cannes Montfleury le 13e festival international du film panafricain à Cannes, qui s’achèvera le mercredi 20 avril prochain. Une semaine consacrée au cinéma panafricain dans le monde avec Jerico de Seckeita Lewis en ouverture ce soir et, comme invités d’honneur, Sidiki Bakaba et Firmine Richard. Des hommages aux acteurs Milebo Laurentine et Bougouma André sont également prévus.

À propos du film d’ouverture : Jerico

Jerico, de Seckeita Lewis, est une belle comédie empreinte de tolérance d’une durée de 96′ qu’accompagnent deux hymnes à la Vie que sont les clips vidéos “The Black Wine of Eros” d’Evi Photopoulos et Théo Papadoulakis (Grèce 2015), ainsi que “J’appelle Poésie” de Laurène Lepeyre (France 2014). Le film de Seckeita Lewis sera projeté en anglais sous-titré français.

À propos de Firmine Richard

D’origine guadeloupéenne, Firmine Richard se dirige vers le cinéma par hasard. C’est Coline Serreau qui lui met le pied à l’étrier en 1989, en lui offrant le rôle principal de la comédie Romuald et Juliette aux côtés de Daniel Auteuil. Elle joue par la suite dans Valse d’amour de Dino Risi et tient de petits rôles dans Elisa de Jean Becker ou encore Une pour toutes de Claude Lelouch. En 2002, elle est l’une des 8 femmes de François Ozon, aux côtés d’un grand nombre d’actrices françaises des plus populaires, telles Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart ou Fanny Ardant. Le film est un succès.

À propos de Sidiki Bakaba

Qui est Sidiki Bakaba? Rien moins que la première star noire du cinéma hexagonal et africain. Acteur de Théâtre, comédien de cinéma, metteur en scène et réalisateur, cet artiste polyvalent joue là où on ne l’attend pas. Tantôt empereur, tantôt mendiant, son jeu d’acteur épouse l’arc des possibles. Formé en France (Université internationale de theatre à Paris, Grotowski, Jean-Marie Serreau), il a joué dans la cour des Grands (Patrice Chéreau, Claude Régy, Georges Lautner, Francis Girod, Sembène Ousmane) avec des monstres sacrés (Belmondo, Jeanne Moreau, Michel Piccoli, Sophie Marceau). Bakaba a un secret: il a toujours pris soin d’insuffler son Savoir africain dans son Savoir-faire occidental. Il est l’immigré invisible dans « Bako, l’autre rive », mais il est aussi Toussaint Louverture dans « Îles de tempête ». Par ailleurs, on ne peut qu’admirer la longévité de sa carrière (4 décennies), toujours au service d’un message poétique ou de conviction. C’est ce qui animera l’Esprit du Palais de la Culture d’Abidjan qu’il a dirigé pendant 10 ans. En 2010, il est nommé ambassadeur de la Côte d’Ivoire. On peut dire que dans le ciel artistique, Sidiki Bakaba fait figure d’Ovni: il signe une oeuvre digne de ce nom, car faite de liberté et d’humanité.

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