Des panneaux d’affichage en arabe faisant la promotion d’une série télévisée israélienne à succès ont entraîné des plaintes de certains Israéliens, qui se sentaient « menacés ». Des affiches noires avec des inscriptions en arabe comme « Accrochez-vous » ou « L’action commence bientôt » ont été installées dans plusieurs villes israéliennes pour faire la promotion de la deuxième saison de Fauda (« chaos » en arabe), dont la diffusion commençait dimanche soir en Israël.

[avec AFP]

Cette série populaire plonge dans les complexités du conflit israélo-arabe à travers l’histoire d’une unité d’infiltration israélienne. Les 12 épisodes de la première saison racontent l’histoire d’un militant du mouvement palestinien Hamas recherché par une unité secrète israélienne et plongent le téléspectateur au cœur d’une réalité – méticuleusement dépeinte – vécue au quotidien par Israéliens et Palestiniens: contraintes de sécurité omniprésentes, attentats, opérations nocturnes de l’armée dans les zones palestiniennes…

Fauda, montrée dans de nombreux festivals internationaux, est devenue populaire hors d’Israël avec sa diffusion sur Netflix (à l’exception de quelques pays dont la France).

Réactions multiples

La campagne d’affichage a provoqué des plaintes d’habitants de Nesher, près de Haïfa (nord), et de Kyriat Gat (sud), selon des officiels. À Nesher, les panneaux incriminés ont été remplacés par d’autres, selon un conseiller municipal. Le maire de Kyriat Gat, Aviram Dahari, a de son côté annoncé qu’il ferait retirer les panneaux de sa ville dimanche car les habitants se sentent « menacés », d’après la chaîne 10 de la télévision.

Avi Issacharoff, créateur et auteur de la série, a tweeté qu’il « n’y a pas à avoir peur d’une langue, sauf les idiots ».