Le gouvernement a mis en ligne une plate-forme dédiée à l’éducation artistique et culturelle. Son but : mettre en relation artistes et jeunes. Une opportunité alors que la crise du coronavirus frappe de plein fouet le secteur culturel. 

C’est un programme qui doit être la pierre angulaire de ce qu’Emmanuel Macron a baptisé « l’été culturel et apprenant ». Portée par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale, une plate-forme pour mettre en relation les artistes et les professionnels de la jeunesse vient d’être mise en ligne. Elle a pour but d’encourager le retour aux pratiques artistiques et culturelles. Les artistes et tous les acteurs culturels sont invités à partager leur passion et leur talent avec les enfants, les jeunes et les familles, dans le cadre scolaire et aussi pendant tout l’été, partout en France. Une opportunité à saisir pour cette année post (on l’espère) covid-19.

Profession Spectacle vous détaille ce dispositif qui peut vous aider à travailler cet été ou l’année prochaine.

De quoi s’agit-il ?

Si vous êtes artistes ou professionnels de la culture, vous pouvez vous inscrire sur la plate-forme pour « proposer des projets pendant l’été, partout en France ». Ce dispositif avait été annoncé le 6 mai dernier, lorsque le président de la République s’adressait au monde de la culture. Le chef de l’État avait appelé les artistes à investir l’école et les lieux d’accueil de la jeunesse cet été pour « remettre les arts et la culture au cœur de la vie des jeunes et de leurs familles » précise le communiqué du ministère.

Qui peut participer ?

Tous les artistes et acteurs culturels qui souhaitent proposer un projet artistique et culturel destiné aux jeunes publics ou aux familles : artistes, professionnels de la culture, structures et opérateurs culturels, acteurs associatifs, fédérations d’éducation populaire…

Pour quel public ?

Tous les publics jeunes et familles sont concernés. Une attention particulière est portée aux projets artistiques et culturels qui pourront être proposés aux enfants et aux jeunes accueillis dans des structures collectives, avec ou sans hébergement, en juillet et août : établissements scolaires participant au dispositif « école ouverte », centres de loisirs, centres et villages de vacances, maisons des jeunes et de la culture…

Comment participer ?

Vous êtes invité à présenter votre projet artistique et culturel en complétant ce formulaire (vous devez vous inscrire). La proposition que vous allez soumettre sera étudiée, dans un délai de dix jours, par la Direction régionale des affaires culturelles de votre territoire d’intervention. Quelle que soit sa forme ou sa durée, votre projet visera à répondre aux principaux objectifs de la charte pour l’éducation artistique et culturelle détaillée ainsi : « favoriser la rencontre avec les artistes et les œuvres, encourager le développement et l’expression de la perception sensible, de la créativité ou de l’esprit critique, s’inscrire dans une logique partenariale et territoriale. »

Qui étudie les projets proposés ? 

Ce seront les Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) qui auront la charge d’étudier et de valider les projets en question pour qu’ils soient référencés dans la plate-forme.

Et si votre projet est retenu ?

Après examen, votre offre sera référencée sur ce site et pourra être directement consultée par les publics et les structures qu’elle est susceptible d’intéresser. Vous pourrez être ainsi directement contacté par la structure avec laquelle vous allez construire et réaliser ce projet artistique et culturel (établissement scolaire, centre de loisirs, etc.).

Quel intérêt pour les intermittents ?

L’État a débloqué un budget de vingt millions d’euros pour soutenir l’initiative, indique le ministère de la Culture, cité par France Musique. Pour inciter les intermittents à proposer des actions artistiques, le plafond des heures d’enseignement prises en compte pour calculer leurs droits sera augmenté. Les négociations ne sont pas encore finalisées, mais à la mi-juin, il était question de le relever à 140 heures contre 70 pour les moins de 50 ans, et à 170 heure contre 120 pour les plus de 50 ans.

Jacques GUILLOUX

En savoir plus : plate-forme sur l’éducation artistique et culturelle