RIP. François Weyergans, romancier académicien à tous prix

RIP. François Weyergans, romancier académicien à tous prix
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Le romancier franco-belge et académicien français François Weyergans, mort lundi à 77 ans, était un écrivain facétieux et inclassable qui faisait partie des « happy few » à avoir reçu à la fois les prix Renaudot et Goncourt.

Romancier atypique, cinéaste par passion, amoureux de la danse, l’écrivain né en août 1941 à Bruxelles avait été élu à l’Académie française en mars 2009 mais, noctambule impénitent, connu pour ses retards légendaires, il n’y fut reçu qu’en juin 2011, soit 27 mois plus tard.

Fils de l’écrivain belge d’inspiration chrétienne Franz Weyergans, il vécut essentiellement en France, ne rejoignant sa Belgique natale que pour ses études secondaires à l’institut Saint-Boniface-Parnasse, qui fut aussi le lycée d’Hergé. De ses origines familiales, Weyergans reconnaissait une double source d’inspiration : Tintin et les Évangiles. Sa mort, à 77 ans, semble presque un clin d’œil aux lecteurs du journal Tintin dont le slogan était « le journal des jeunes de 7 à 77 ans ».

Ses romans sont quasiment tous couronnés de succès critique : Macaire le Copte est consacré par le prix des Deux-Magots (1981), Le radeau de la méduse reçoit le prix Méridien des quatre jurys en 1983, tandis que La démence du boxeur est couronné par le prix Renaudot neuf ans plus tard. Enfin, en 2005, il obtient le prix Goncourt pour Trois jours chez ma mère.

« Les critiques ne cessent de me traiter de clown. J’aime bien ça […] Mais je suis un clown à message », déclarait, à la sortie de Je suis écrivain en 1989, celui qui aimait prendre son temps.

avec AFP



 

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