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Auteur : Chacun cherche son film

« Nico 1988 » : au rythme de l’empathie

Nico 1988 est un film magnifique et émouvant sur les deux dernières années de la vie de Nico, compositrice et chanteuse de talent au sein de The Velvet Underground, puis en solo. Le film dresse le portrait attachant d’une femme qui ne pouvait vivre qu’avec sa musique et qui ne voulait faire aucun compromis. À ce titre, même le moins mélomane des spectateurs pourra être touché par ce film qui nous procure beaucoup d’empathie pour cette figure de la musique, brillamment interprétée par Trine Dyrholm. On suit son parcours avec son groupe sur les routes d’Europe, roulant entre deux concerts dans un...

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« L’île aux chiens » : le véritable tour de force de Wes Anderson

Encore une fois Wes Anderson nous régale avec un film drôle et profond. Maîtrisant comme personne son sujet et la technique, il emploie ici avec une virtuosité sans pareil la stop motion pour animer ses personnages comme dans Fantastic Mister Fox. Le réalisateur nous invite dans un Japon imaginaire, mais très référencé (réutilisation d’estampe de Katsushika Hokusai, haïkus, bouteilles de Saké…), un monde dans lequel les chiens sont parqués dans une île poubelle sous prétexte qu’ils propagent des maladies et pourraient être dangereux. On le comprend vite, tout cela n’est qu’un vaste complot ourdi par ceux qui ont le...

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« Mobile homes » : la poignante odyssée de déclassés canadiens

Peu de mots échangés dans ce film organique, mais beaucoup de coups et d’étreintes. C’est qu’il s’agit moins de vivre que de survivre pour Ali (Imogen Poots), très jeune mère d’un fils de huit ans (Frank Oulton), et son petit ami aussi économiquement instable qu’elle (Callum Keith Rennie). Le trio, qui rêverait de vivre d’amour et d’eau fraîche mais qui doit aussi s’assurer d’un toit et d’une pitance quotidiens, est saisi dans ses pérégrinations à la frontière américano-canadienne par une caméra aussi mobile que lui, capturant au plus près ses joies, ses doutes, ses colères. Cette prise de vue remuante, au...

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« Pat et Mat déménagent » : attachant

Nous retrouvons pour un troisième opus nos attachants personnages en stop motion, Pat et Mat, installés à la campagne pour la suite de leurs aventures. À la croisée de Laurel et Hardy et des Dupond et Dupont, ils profitent de leur garage qui jumelle leur maison pour en sortir tout un bazar d’objets qui alimenteront les péripéties liées à leur créativité le plus souvent destructrice. Qu’ils soient face à un essaim d’abeilles, une cheminée bouchée ou un problème de tondeuse à gazon, on peut leur faire confiance pour créer plus de dégâts que le problème d’origine n’en avait provoqué....

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« Les bonnes manières » : fantastique et bouleversant

Les bonnes manières est un film fantastique brésilien de Juliana Rojas et Marco Dutra, auteurs déjà chevronnés et primés, réalisateurs et scénaristes de plusieurs films, en solo ou en collaboration, et de séries (3 % sur Netflix). Dans Les bonnes manières, le fantastique sert de révélateur au comportement humain et permet de mieux appréhender une réalité sociale brésilienne où tout oppose les êtres : la classe sociale, la couleur de peau, la religion, le quartier de résidence, etc. Un conte de fée fantastique et profond Quant à l’utilisation de monstres nous sommes dans la pure métaphore, ce qui rapproche...

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« L’ordre des choses » : tel est le monde dans lequel nous vivons…

L’ordre des choses est un film indispensable. Il raconte l’histoire de Rinaldi (Paolo Pierobon), un policier de la police de l’immigration qui est missionné par les institutions européennes pour négocier auprès des Libyens un meilleur « contrôle » des flux migratoires. Il rencontre à cette occasion Swada (Yusra Warsama) migrante enfermée dans un camp, qui retiendra son attention, la petite histoire venant interférer avec la grande. Une fiction documentée On sait que la bassesse et la bêtise font parties intégrantes de l’être humain, que dans notre société « civilisée », il existe des personnes racistes et xénophobes qui veulent rejeter les...

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« Les garçons sauvages » : une expérience onirique absolue

Après le viol et le meurtre de leur professeur de théâtre, cinq garçons se retrouvent embarqués à bord d’un bateau avec « le capitaine », un redresseur de tort qui a la réputation de pouvoir mater les fortes têtes. La traversée vers le changement commence. Premier long métrage de Bertrand Mandico, les garçons sauvages est un voyage cinématographique extraordinaire et l’une des plus belles et étranges choses que vous pourrez voir cette semaine. Un réalisateur à l’univers total Réalisateur de près de vingt courts et moyens métrages, sélectionné à Cannes et à Venise, Mandico est un auteur accompli, qui construit film...

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« La forme de l’eau » : Guillermo del Toro entre fantaisie, satire et fantastique

La résistance de la singularité face aux forces de l’uniformisation est l’un des fils rouges de l’œuvre de Guillermo del Toro. Il n’y déroge pas avec ce nouveau cru, qui nous conte l’histoire d’amour unissant une femme de ménage muette, Elisa (Sally Hawkins), et un humanoïde amphibie que s’arrachent les puissances américaines et soviétiques en pleine guerre froide. . Une fantaisie fantastique et satirique Pour mettre en couleurs le cheminement de l’exclusion à la reconnaissance de ces deux marginaux, le réalisateur mexicain choisit très symboliquement comme dominante la couleur que les comédiens ont longtemps tenu à distance des plateaux...

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« L’Apparition » : Vincent Lindon doit-il avoir peur de croire ?

Alors que le synopsis pourrait laisser penser au premier abord qu’il ne s’agit que d’un film sur la foi avec ce « journaliste qui enquête sur des apparitions de la vierge », on comprend vite qu’il n’en est rien. Car les résultats de l’investigation importent peu à Giannoli. Il a bien conscience que les convaincus continueront de croire et que les non-croyants ne seront pas convaincus par des « preuves » d’apparitions. . Faut-il avoir peur de croire ? Tel est le thème du nouveau film de Xavier Giannoli : L’apparition. D’une guerre à l’autre… La vérité est donc...

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« Jusqu’à la garde » : un thriller familial engagé

Comment appréhender Jusqu’à la garde ? Drame intimiste ? Thriller domestique ? Portrait terrifiant d’un pervers narcissique ? La réponse est pourtant simple. Jusqu’à la garde est avant tout un grand film porté par une mise en scène extrêmement élaborée et bien pensée. De quoi parle le film ? En plein divorce, Miriam et Antoine Besson se déchirent à propos de la garde alternée de leurs enfants. Le cinéma est une question de point de vue, et Xavier Legrand l’a bien compris avec une gestion de l’espace qui rend admirablement la menace exercée par un père violent. Par l’intermédiaire de cadres ouverts, il nous...

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