À quoi, à qui le poème peut-il bien être utile ? Quelle est sa raison d’être ? Telles sont les interrogations qui seront au cœur du prochain Marché de la Poésie qui se tiendra du 10 au 14 juin prochains, place Saint-Sulpice à Paris. À l’honneur cette année : la poésie française ultra-marine contemporaine.

Communiqué

La Poésie présente le paradoxe d’être sans doute le genre littéraire qui touche le plus grand nombre d’hommes et de femmes, tout en étant extrêmement peu représenté dans les rayons des librairies et dans les médias littéraires traditionnels.

C’est dans ce paradoxe que le Marché de la Poésie, rendez-vous annuel de la place Saint-Sulpice, précédé et prolongé par sa Périphérie, puise par contraste son grand rayonnement.  Il est en quelque sorte le dernier lieu ouvert où il est encore question des « lettres » dans leur noble acception, à l’heure où en matière de culture l’artisanat se trouve masqué par les médias et la mode des industries dites culturelles. Les amateurs de poésie s’y retrouvent, partagent leur passion commune, se lisent et se lient et se relient, dans une ambiance aussi profonde et sérieuse que festive et enjouée.

La Poésie foudroie par sa puissance et son immédiateté : elle concentre dans son langage un véritable détonateur d’émotions, éveille à la pensée, souffle la mémoire. Elle nous permet de nous recentrer sur l’essentiel, de la nature, de la vie et de l’humanité.

En 2017, Le Marché de la Poésie et sa Périphérie ont ouvert des États généraux de la poésie avec un succès tel qu’ils les ont imposés comme permanents depuis 2019. La visibilité du poème, son devenir et ses métamorphoses ont été les premiers angles de la réflexion commune menée lors des travaux des trois précédentes éditions.

En 2020, ces États généraux permanents se pencheront sur les finalités du poème : à quoi, à qui peut-il bien être utile ? Quelle est sa raison d’être ?

Enfin, si chaque année un pays est invité d’honneur, ce 38e Marché de la poésie a choisi en 2020 de braquer ses projecteurs sur un intime étranger : la poésie française ultra-marine contemporaine. En effet, ce continent en archipels nous est si lointain que sa poésie nous semble étrangère. Nous découvrirons donc ensemble les œuvres des poètes de nos îles et territoires éloignés.

Pour promouvoir cette invitation, Sylvie Glissant, directrice de l’Institut du Tout-Monde et du prix Carbet des Caraïbes, symbole de liberté, de résistance, d’ouverture vers l’autre dans sa diversité, nous a fait la joie d’accepter d’être la présidente d’honneur de ce 38e Marché, placé sous le signe des océans.

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