Depuis 2010, Alain Mercier est directeur de l’opéra de Limoges. Il a accepté d’accorder un entretien à ResMusica pour nous parler de son travail et de son ambition de transformer cette salle de province en laboratoire lyrique et symphonique ouvert à une plus grande diversité de publics. L’audace et le grand intérêt des programmations qui s’y succèdent témoignent d’un beau dynamisme des institutions lyriques de province auxquelles nous ne pouvions rester insensibles.

[Écho de la presse]

Pouvez-vous nous dire ce qu’était l’opéra de Limoges il y a une dizaine d’années avant votre prise de fonction ?

J’ai été recruté officiellement en 2008 et après un tuilage de deux ans avec mon prédécesseur, Guy Condette, je suis effectivement devenu directeur alors que j’y avais travaillé auparavant comme administrateur. Cette maison ne prenait pas le chemin que je lui donne aujourd’hui mais elle avait au moins un mérite : Guy Condette avait consolidé les structures de base de la maison, notamment l’orchestre. Progressivement, pendant ma période de tuilage, on a commencé à reconstruire les fondements de l’outil de production, à savoir l’atelier de costumes, l’atelier de décors, etc. On a amélioré l’outil de recrutement en allant chercher des professionnels du spectacle vivant et de l’opéra et en améliorant les conditions d’offres des postes et la sélection par concours des artistes du chœur, des musiciens… En prenant mes fonctions, je savais où étaient les forces et les faiblesses de la maison mais la structure était en cours de reconfiguration. J’ai pris un outil qui avait besoin d’une autre ligne artistique mais qui avait déjà des fondations solides.

Lire l’entretien complet réalisé par Steeve Boscardin sur le site de ResMusica.



Photographie de Une – L’Opéra-théâtre de Limoges (crédits : Babsy / Wikipédia)