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RIP. Anna Karina, icône de la Nouvelle Vague

RIP. Anna Karina, icône de la Nouvelle Vague
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L’actrice, réalisatrice et chanteuse Anna Karina, figure du cinéma de Jean-Luc Godard et icône de la Nouvelle Vague, est morte d’un cancer hier, samedi 14 décembre, à l’âge de 79 ans.

D’une enfance au Danemark ballottée entre une mère distante, une grand-mère décédée trop tôt et un grand-père adoré, Hanne Karin Bayer garde une fragilité à fleur de peau. Encore mineure, elle débarque en stop à Paris avec l’intention de devenir actrice. Elle est repérée à la terrasse des Deux Magots et devient mannequin.

C’est Coco Chanel qui lui suggère le nom d’Anna Karina. Jean-Luc Godard la repère dans une publicité et lui propose un petit rôle dans À bout de souffle (1960) avec Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, qu’elle décline à cause d’une scène dénudée. Il la rappelle quelques mois plus tard pour le rôle principal du Petit soldat, un film sur la guerre d’Algérie qui sera interdit. Sur le tournage, une idylle naît entre eux.

Pendant dix ans, Anna Karina n’arrête pas de tourner mais elle reste l’actrice fétiche de J.-L. Godard. Elle travaille avec Jacques Rivette (La religieuse, 1966) mais ni Chabrol ni Truffaut, les autres réalisateurs de la Nouvelle vague, ne la font tourner. « J’étais la femme de Jean-Luc. Ça leur faisait sans doute un peu peur », racontera-t-elle plus tard.

Anna Karina tourne sept films avec Godard, alors son compagnon, dans les années 60, parmi lesquels Une femme est une femme (prix de la meilleure interprétation au festival de Berlin en 1962), Vivre sa vie ou encore Pierrot le fou avec Jean-Paul Belmondo, en 1965. C’est dans ce film qu’elle dit cette réplique devenue culture : « Qu’est-ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire… »

Après Godard, elle s’est successivement mariée avec les cinéastes Pierre Fabre et Daniel Duval puis, en 1982, avec le réalisateur américain Dennis Berry, à ses côtés quand elle est morte.

En 1973, elle est la première comédienne à réaliser un long-métrage, Vivre ensemble, histoire d’amour sur fond de drogue et d’alcool. Comme chanteuse, elle rencontre un grand succès en 1967 avec « Sous le soleil exactement » de Serge Gainsbourg, chanson tirée du téléfilm de comédie musicale Anna de Pierre Koralnik.

avec AFP

 

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