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« Aujourd’hui, nous sommes plus solides »

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miaaEn mai 2011, Profession Spectacle vous présentait MIAA, une association d’Intermittents du spectacle venant en aide aux plus démunis. Trois ans plus tard, nous avons voulu prendre de leurs nouvelles.

On aurait aimé qu’il n’y ait plus besoin d’eux, mais c’est encore loin d’être le cas, bien au contraire. Plus que jamais, les centaines de bénévoles du Mouvement d’Intermittents d’Aide aux Autres (MIAA) n’ont été autant nécessaires. Depuis 2008, ces techniciens, comédiens, et autres musiciens consacrent un peu de leur temps pour aider ceux qui n’ont plus rien, ou en tout cas pas grand chose. « Nous sommes solides aujourd’hui. On parvient à organiser huit maraudes par semaine et cela du début octobre jusqu’au début du printemps. C’est 60 repas à chaque fois » , explique Dominique Bouilleret, le président de l’association.

Pourtant, la belle histoire a bien failli s’arrêter durant l’hiver 2011- 2012, une période charnière. Alors sans local, récupéré par la MJC qui lui en prêtait un jusque-là, Miaa ne cuisine plus et est obligée de suspendre son activité. Le noyau de bénévoles décide alors de partir à la recherche d’un local à louer et en parallèle de donateurs importants pour garantir la prise en charge du loyer. Mais rien n’est simple, et l’association peine à trouver un bailleur qui n’a pas peur de leur faire confiance.  C’est en juin 2012 que tout s’accélère. Une agence et un propriétaire leur louent finalement un local, au  14 rue des Carrières d’Amérique dans le 19e  arrondissement de Paris, et plusieurs sociétés de production s’engagent pour trois ans à dégager un budget. Grâce à cela, d’importants travaux sont lancés, les bénévoles mettent là aussi la main à la pâte pour refaire la cuisine, et en septembre, les maraudes peuvent reprendre.

Un mouvement lancé par des intermittents et qui vit grâce au métier  

cuisineAujourd’hui, ce qui n’a pas changé, c’est l’esprit de Miaa. Chaque bénévole est libre de venir quand il le souhaite et aucun engagement de durée ne lui est demandé. « Comme les intermittents n’ont pas souvent de visibilité sur leur planning, notre organisation leur permet de venir quand ils le peuvent. On utilise juste une newsletter hebdomadaire pour leur rappeler qu’on a toujours besoin de bras. »  Certains viennent ainsi dès 8 heures le matin pour cuisiner et préparer les repas, composés de produits frais achetés à Rungis. Puis à 11 heures, d’autres partent en maraude : dans un sac, les personnes dans le besoin peuvent trouver du café ou du thé, de l’eau, un bol de soupe, une barquette du plat préparé le matin, ainsi que du pain, du fromage et dessert. En fonction des arrivages, les bénévoles peuvent également distribuer des vêtements, parfois données par des productions de tournage, des couvertures et des produits de soin.

voitureCe mouvement de solidarité, lancé par des intermittents, vit grâce au métier. Grâce aux dons des productions, en vêtement et accessoires de tournage notamment, l’association réussit à organiser deux fois par an une braderie. Ce sont elles qui permettent d’acheter les denrées et de payer le loyer. « Il y a toujours de nouveaux bénévoles qui viennent donner un coup de main, ils ont souvent entendu parler de nous grâce au bouche-àoreille sur les plateaux » , constate le président de l’association. L’an dernier, ce sont ainsi près de 300 personnes qui ont mis les pieds dans la cuisine.

Ceux qui n’ont pas le temps ou l’envie de participer à ces maraudes, peuvent aussi aider en faisant les courses, en triant les vêtements, ou en recherchant des aides finan cières etc… Toute aide est la bienvenue. « On fait du bien à tous, aussi bien à ceux qui reçoivent qu’à ceux qui donnent » , glisse Dominique Bouilleret.

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