Le 27e festival de danse du « Temps d’Aimer » (8 au 17 septembre) s’ouvre demain à Biarritz avec Tenir le Temps, de Rachid Ouramdane du Centre Chorégraphique de Grenoble, dans un décor naturel somptueux, la plage du Port-Vieux. Vingt-sept compagnies au total se produiront dans les théâtres, sur le littoral ou les places publiques.

[avec AFP]

« C’est rare une proposition contemporaine avec seize danseurs. La chorégraphie de Rachid Ouramdane est très graphique, créée pour l’extérieur, explique Thierry Malandain, directeur artistique du Temps d’Aimer. Nous faisons la place à toutes les esthétiques. Le paysage chorégraphique est ainsi aujourd’hui ».

Programme éclectique

Quelque 12 000 spectateurs sont attendus pour assister aux vingt-sept spectacles proposés cette année. Parmi ces derniers, Golden Days, du chorégraphe Johan Inger par la Compagnie Aterballetto (Italie), rassemble deux pièces portées par la même obsession : la perte, le changement et ses conséquences. Dans Pitch, Martin Harriague, enfant du Pays Basque, danseur et chorégraphe à la Kibbutz Contemporary Dance Company (Israël), déclare son amour à la musique de Piotr Illitch. Le festival programme aussi le troisième acte de Coppelia par le Ballet Nice Méditerranée sous la direction artistique d’Eric Vu-An.

Dans un tout autre style, My Rock, chorégraphie de Jean-Claude Gallotta par les danseurs du groupe Émile Dubois, est aussi à l’affiche : une quinzaine de séances dansées sur des titres essentiels de l’histoire du rock avec un commentaire du chorégraphe.

Rami Be’er et la danse « comme un uppercut »

Moment fort du festival, le langage singulier de Rami Be’er qui « clame la liberté du sens » dans Horses in the sky, par la Kibbutz Contemporary Dance Company (KCDC) (Israël), « comme un uppercut » asséné à chaque spectateur, lance Thierry Malandain.

« Il propose une danse très physique et très engagée », souligne le chorégraphe. « Tous les danseurs vivent dans le même kibboutz. Rami Be’er y est né. Plus qu’une compagnie de danse, la KCDC est également un mouvement social. Elle enseigne la danse dans les villages arabes et milite pour la construction de ponts entre juifs et arabes ».

Le festival quitte aussi les théâtres pour se livrer à une exploration géographique des lieux emblématiques de Biarritz : le phare avec Verbena, bal contemporain hispanique d’Élisa Martin-Pradal interprété par la Compagnie La Baraque, ou encore de l’esplanade du casino jusqu’au Port des pêcheurs, avec Gernika, qui fera défiler cinq groupes traditionnels basques.

En téléchargement : Le Temps d’Aimer – programme 2017.