L’opéra de Rouen/Normandie vient d’obtenir le label « Théâtre lyrique d’intérêt national ». Est-ce que ce label va donner davantage de moyens pour la création au nouveau directeur Loïc Lachenal ? La ministre signera cet après-midi une convention de coopération pour le cinéma et l’image animée entre le Centre national de la Cinématographie et la Région Normandie.

[Écho de la presse]

Qui en profitera ? Un moment d’échanges avec des acteurs de l’éducation artistique et culturelle est prévu au Conservatoire de Rouen afin de parler de l’accès à la culture pour tous.

Il existe déjà un label « opéra national » pourquoi créer une deuxième catégorie d’opéras ? N’est-ce pas un « sous label » ?

Il s’agit d’une marque de reconnaissance du travail réalisé par des établissements sur un autre modèle. Le label « Opéra national » s’applique au modèle historique d’opéra, celui qui s’appuie sur une troupe permanente « complète » c’est-à-dire avec l’ensemble des corps artistiques en présence dans l’institution (chœur, orchestre, ballet). Avec le label « Théâtre lyrique d’intérêt national », l’État a souhaité reconnaître le travail d’autres maisons lyriques, bâties sur des modèles économiques différents.

L’opéra de Rouen a un orchestre permanent à demeure et dispose également d’un atelier de décor. Mais il accueille également par exemple de nombreux artistes extérieurs indépendants (je pense notamment au chœur Accentus ou bien aux ensembles de musique baroque ou de musique contemporaine). Le label donne un cadre à l’accompagnement de l’État pour ces maisons qui sont porteuses d’innovations, qui sont des laboratoires de création, et des modèles d’actions d’éducation artistique et culturelle.

Lire l’entretien complet avec Françoise Nyssen, mené par Thierry Rabiller et Véronique Baud sur le site Paris-Normandie.



Photographie de Une – Françoise Nyssen (crédits : MCC / Didier Plowy)