Interceltique 2018 – 9 artistes internationaux à ne pas rater !

Interceltique 2018 – 9 artistes internationaux à ne pas rater !
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Le festival Interceltique de Lorient (FIL) pèse plusieurs milliers d’artistes et près de 750 000 spectateurs, ce qui le place largement en tête des festivals français. Si le Pays de Galles est cette année à l’honneur, des artistes viendront également du monde entier, de pays traditionnellement celtes ou issus de l’immigration. Voici notre sélection non exhaustive de neuf artistes à ne pas rater… parmi tant d’autres !

1. Gwilym Bowen Rhys : la puissance d’une voix ancestrale

Avant de citer quelques artistes de renommée nationale et internationale, nous risquons ce nom, si typiquement gallois : Gwilym Bowen Rhys. Originaire de Bethel, petit village au Nord-Ouest du Pays de Galles, à proximité du massif montagneux de Snowdonia, Gwilym Bowen Rhys a commencé à chanter dès son plus jeune âge. Il a remporté de nombreuses récompenses, notamment celle du « meilleur musicien » au prix Selar – magazine de musique dédié à la langue galloise. En août 2016, il sort son premier album O Groth y Ddaear (« Des entrailles de la terre »).

Il s’est produit dans de nombreux pays dans le monde : Irlande, Écosse, Angleterre, Galice, Argentine, Pays-Bas, France… Eh oui !, bien que très peu connu du public français, Gwilym Bowen Rhys s’est déjà produit… au FIL, il y a deux ans. L’occasion, pour ceux qui l’ont manqué la première fois, de découvrir une voix puissante, interprétant des textes d’hier et d’aujourd’hui.

2. Yann Tiersen : l’évidence poétique à la française

Faut-il présenter Yann Tiersen ? Il pourra sembler facile d’inclure le musicien brestois dans notre sélection, mais ne pas le mentionner serait injuste envers celui qui a contribué au fort rayonnement de la Bretagne et de la musique celte en France, et plus largement : ses compositions pour Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet, ont non seulement obtenu un César de la meilleur musique de film en 2002, mais ont également connu un fort retentissement international.

Dès les premières années de notre siècle, le compositeur et chanteur s’est ainsi produit dans le monde entier, enchaînant albums, concerts et musiques de film.

3. Manic Street Preachers : place au rock intergénérationel

Manic Street Preachers est probablement, plus de trente après sa création, le plus célèbre groupe gallois de rock alternatif. Qui n’a jamais écouté, au milieu des années 90, « Design for Life » ou « If You Tolerate This Your Children Will Be Next » ? Eh bien… beaucoup de personnes, du moins en France ! Parce que, partout ailleurs, il est considéré comme l’un des plus grands groupes de notre temps.

Signe que leur popularité ne se dément pas : le lendemain de la parution de son dernier album, Resistance is Futile, le groupe faisait stade plein à Wembley qui, avec ses 90 000 places, est le deuxième plus grand d’Europe après le Camp Nou de Barcelone. Nul doute que James Dean Bradfield, Nicky Wire et Sean Moore sauront enflammer le public de Lorient dans quelques jours.

4. Ramón Prada : la symphonie nocturne des Asturies

En apparence, Ramón Prada n’est pas l’artiste le plus connu du Festival Interceltique de Lorient. Et pourtant… Pourtant, tous les festivaliers de ces dernières éditions ont déjà entendu sa musique : il est en effet l’auteur de la bande sonore que le public entend chaque année lors de l’ouverture du festival et pendant les feux d’artifice de la Nuit Interceltique.

En 1998, Ramón Prada est un jeune artiste émergent : le FIL lui donne alors sa chance à l’international, en produisant La Nuit des Celtes, interprétée par l’Orchestre symphonique de la principauté des Asturies. Vingt ans plus tard, le natif de Cangas de Onís, petite commune au passé prestigieux pour avoir été capitale du Royaume des Asturies, revient avec… la même composition ! Sauf qu’il la présente dans une version pour orgue, accompagné du percussionniste Juanjo Díaz, avec la musique celtique pour fil conducteur.

5. Calan : une explosion de vitalité « made in Wales » !

Incidemment, nous écoutons un morceau de Calan… et nous voilà entraînés dans un tourbillon de musique celtique ! Force est de reconnaître que le groupe gallois n’a rien perdu de cette énergie communicative qui avait enthousiasmé le public de Lorient en 2008. Il s’amuse tout en jouant avec talent (ou le contraire), pour notre plus grand plaisir. Le Festival Interceltique ne s’y est pas trompé, lui confiant la bande-son de son clip annuel afin de célébrer le Pays de Galles à l’honneur.

Calan signifie « nouveau commencement » en gallois. Formé en 2005, le groupe – formé par Bethan Jones, Chris Ab Alun, Angharad Jenkins, Patrick Rimes et Llinos Jones – continue de faire vibrer son public, à coups de musiques oscillant entre tradition et modernité.

6. Hat Fitz et Cara : l’Australie sauvage et enjôleuse

« Un duo à la fois sauvage et enjôleur », des « compositions originales au son “roots” », avec « une énergie toute contemporaine »… Ainsi le programmateur du festival Interceltique évoque-t-il le duo australien Hat Fitz & Cara. Hat Fitz est un vétéran de la scène blues australienne. Cara est une chanteuse qui a fait ses armes autour du monde, en accompagnant des artistes tels que Jamiroquai et Corinne Bailey-Rae. Tous deux ont créé une musique qui allie le folk, le gospel et le blues, avec les réminiscences d’une tradition longtemps enfouie, qui libèrerait de nouveau toutes ses saveurs. Hat Fitz & Cara est un univers musical autant qu’un paysage immémorial.

7. Denez Prigent : le barde militant de la Bretagne

Denez Prigent porte haut et fort la musique bretonne depuis plus de deux décennies maintenant. À 52 ans, Denez Prigent n’a pas changé. Il reste fidèle à ses racines. Vingt-cinq ans après la sortie de son premier album Ar gouriz koar (traduisez « La ceinture de cire »), l’artiste reste l’un des plus fervents défenseur de « sa » culture et surtout de « sa » langue bretonne. Un militant !  Dans les années 90, Denez Prigent a contribué à renouveler le monde de la musique bretonne pour la sortir de son image folklorique, souvent moquée à grand renfort de clichés.

Originaire du Trégor, dans le nord du Finistère, l’artiste se produira lors d’un concert unique, mardi 7 août, avec l’Orchestre symphonique de Bretagne dirigé pour l’occasion par le chef gallois Grant Llewellyn

« Je ne vois la musique que comme des rencontres. La Bretagne est ouverte sur la mer du nord au sud ! Les Bretons ont toujours été des voyageurs aimant partir, pour mieux revenir ensuite. J’aime trouver puis utiliser des instruments d’ailleurs qui se « bretonnisent » au contact de ma voix. C’est le sens de la musique. D’ailleurs, la bombarde, qui est aujourd’hui l’emblème de la musique bretonne, n’est rien d’autre à l’origine qu’un instrument oriental arrivé chez nous par les croisades ! C’est comme ça, tout se mélange. » (Denez Prigent)

8. Jiggy : le renouveau irlandais

Tradition et exotisme, musique ancestrale et groove, airs traditionnels d’Irlande et rythmes du monde… Jiggy approfondit son identité en intégrant diverses influences. Sa vidéo « Silent Place », parue il y a moins d’un an, a dépassé les 100 000 vues : elle célèbre, sur une musique typiquement irlandaise, toutes les danses du monde, tous ces mouvements rythmés qui – silencieusement – manifestent la communion, l’identité universelle du genre humain. Leur premier album, Translate, a reçu un large accueil, tant en Irlande qu’en Amérique du Nord, de même qu’en Pologne, en Australie et en… France.

9. Catrin Finch et Seckou Keita : l’improbable magie gallo-sénégalaise

La harpiste galloise Catrin Finch, qui fut nommée entre 2000 et 2004 « Harpiste officielle auprès du prince de Galles », aime les paris audacieux. On se souvient de sa collaboration avec le musicien malien Toumani Diabaté, grand joueur de kora. Elle s’associe en 2013 avec l’artiste sénégalais Seckou Keita, autre célèbre joueur de kora, qui multiplie également les instruments tels que le djembé et la harpe : le fruit de leur collaboration est l’album Clychau Dibon, paru il y a cinq ans et présenté à… Lorient. En 2014, le célèbre magazine de musique du monde Songlines leur décerne le prix de la meilleure collaboration culturelle : du monde celte aux rythmes africains, Catrin Finch et Seckou Keita déploient un imaginaire riche et étonnant.

Leur nouvel album, SOAR, décrit les voyages et migrations humaines, artistiques et existentielles. Cette célébration des différences appelait un concert exceptionnel : les deux artistes seront non seulement accompagnés par l’Orchestre symphonique de Bretagne, le vendredi 10 août à l’Espace Marine, mais aussi par Alan Stivell durant quelques chansons.

Une sélection – nous le rappelons – non exhaustive, de nombreux talents émergents étant appelés à l’enrichir au fil des découvertes à venir…

Élodie NORTO

Découvrir la programmation complète du festival Interceltique de Lorient.



 

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