Yu Guowei pourrait être un travailleur ordinaire perdu dans la masse des milliers d’ouvriers répartis sur les trois usines de sa ville du sud de la Chine. Mais il se distingue par son don d’observation hors du commun qui lui vaut le prestigieux surnom de « détective Yu ». Quand il apprend qu’un tueur en série sévit dans sa ville, il décide de prendre les choses en main en menant sa propre enquête en marge de celle du commandant qu’il admire.

Notre partenaire cinéma, Chacun Cherche Son Film, nous propose une interview de Dong Yue, réalisateur du film « Une pluie sans fin ». Il nous explique son parcours et son choix de situé son film en 1997, année de la rétrocession de Hong-Kong à la Chine et du début de la dénationalisation des entreprises publiques chinoises, source d’un important chômage pour des millions de travailleurs.

A travers son protagoniste monomaniaque, sorte de Candide au pays du communisme, le cinéaste chinois Dong Yue interroge notre capacité à avoir la vision sélective, à nous obséder à faire exister dans le réel quelque chose qui n’existe (plus) que dans notre imagination et à l’inverse à rester aveugle à ce qui pourtant nous pend au nez.