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James Bond et le cinéma : au service secret de l’écologie ?

James Bond et le cinéma : au service secret de l’écologie ?
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Prévu pour l’année 2020, le vingt-cinquième volet des aventures de James Bond fait déjà parler de lui : entre changement de réalisateur, critiques liées à son titre, et recul de sa date de sortie, le film ne se fait pas sans remous. Ces dernières semaines, une nouvelle péripétie est venue s’ajouter à la liste avec des protestations des écologistes norvégiens sur le lieu de tournage choisi. Alors, le cinéma, éco-friendly ou désastreux pour la planète ?

Le film, qui pourrait s’appeler Eclipse, agite désormais les écologistes norvégiens. C’est en effet en Scandinavie, dans le comté d’Akershus, qu’est actuellement tourné ce vingt-cinquième volet cinématographique des aventures de James Bond. C’est au nord d’Oslo, à Trehørningen, que la production du film a posé ses valises… non sans créer de nouveaux remous.

La réglementation locale est pourtant théoriquement prévue pour préserver la tranquillité de cette région de lacs et forêts, où la faune n’est normalement pas dérangée. Aucune construction n’est en principe tolérée au sein des limites de la forêt. Mais la production a apparemment obtenu l’accord des autorités locales, ce qui ne satisfait pas les écologistes norvégiens.

Les autorités d’Akershus ont promis que les bâtiments seront détruits à la fin du tournage et que celui-ci ne laissera aucune trace dans le paysage, mais il est difficile de ne pas voir cela comme un gâchis écologique supplémentaire et un gaspillage évitable.

Connus pour leur engagement écologiste, Cary Joji Fukunaga et Daniel Craig ont donc encore bien du chemin à faire pour rendre un tournage de James Bond eco-friendly. Alors que l’industrie du cinéma est la deuxième industrie la plus polluante après le pétrole, on aimerait pourtant voir se multiplier les efforts pour réduire l’importante empreinte écologique d’un tournage. Les diamants sont peut-être éternels, mais pas la planète !

L’empreinte écologique du cinéma

Mais un film eco-friendly, est-ce seulement possible ? On l’a dit, l’industrie cinématographique est l’une des plus polluantes qui soit. Et ce n’est pas seulement propre à Hollywood, puisqu’une étude de 2010 du collectif Ecoprod a calculé que l’audiovisuel français dégageait 1,1 million de tonnes de CO2, sans compter la fabrication et le fonctionnement des postes de télévision qui multiplient ce bilan par… treize.

infographie cinéma écologie pollution

 

Attention, toute cette extraordinaire pollution n’est pas seulement due aux tournages : elle comprend notamment les déplacements des spectateurs vers les salles de cinéma. Mais la production des films et séries télévisées représente tout de même le quart de cette production de CO2, et le tournage 70% de celle-ci.

Holywood : une prise de conscience écologique ?

En 2014, The amazing Spider-Man 2 a prouvé qu’il était possible d’envisager de concilier le tournage d’une grosse production et éco-responsabilité. En recrutant Emellie O’Brien comme éco-superviseur, le film est devenu le premier blockbuster éco-responsable, ce qui est passé par l’utilisation de décors recyclés ou encore d’effets spéciaux conçus avec des produits non nuisibles pour l’environnement.

Ainsi, le film a recyclé 100% des métaux qu’il a utilisés, près de cent tonnes. Tous ses effets spéciaux ont été réalisés avec des éclairages LED, et plus de trois tonnes de nourriture ont évité le gaspillage en étant redistribuées plutôt que jetées. S’il n’est pas certain que le bien-être de l’environnement suffise à motiver l’industrie à multiplier l’expérience, les 400 000 dollars d’économies réalisés par O’Brien sur le tournage pourraient faire pencher la balance.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur  www.fournisseur-energie.com/actualites/james-bond-ecologie.

 



 

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