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Jazz in Marciac: « sans le festival, on ne pourrait pas vivre »

Jazz in Marciac: « sans le festival, on ne pourrait pas vivre »
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« Il n’y aurait pas le festival, on ne pourrait pas vivre ! »: Jazz in Marciac (JIM), événement mondialement connu des amateurs du genre, constitue une manne indispensable pour cette petite commune du Gers de 1.350 habitants, qui accueille en trois semaines plus de 240.000 festivaliers.

Ici un quartet, là un trompettiste solo: un concert de jazz éphémère émerge à chaque tournant, dans les rues étroites et ensoleillées de Marciac. Ces douces notes attirent les touristes groggy par le soleil qui, en attendant les grands concerts du soir, sirotent un verre en terrasse.

Hors festival, la petite commune compte dix café-restaurants. Mais quand débarquent les 242.000 festivaliers, c’est loin d’être suffisant. « On est nombreux à ouvrir des choses juste pendant le festival », explique Séverine Chaillou, gérante de l’éphémère bar à tapas « El Bodega ».

Selon l’organisation, 60 commerces de bouche supplémentaires ouvrent durant les trois semaines de la manifestation, du 27 juillet au 15 août.

« Faut pas se le cacher, c’est ce qui nous permet de vivre. On n’aurait pas le festival, on ne pourrait pas vivre » lance Mme Chaillou. Selon une enquête du cabinet-conseil Traces TPi réalisée en 2014, 56% des professionnels locaux déclarent qu’ils fermeraient leur structure si le festival devait s’arrêter.

Sur des séjours qui coûtent en moyenne 570 euros par personne, 47% des vacanciers vont acheter des produits du terroir (charcuterie, vins de la région), pour près de 100 euros en moyenne.

Pour le maire, JIM constitue « un rayonnement culturel exceptionnel pour la région » avec « plus de 20 millions d’euros de retombées économiques ».

Car le festival est aussi un gros générateur d’emplois, notamment pour les jeunes. Au Café de l’Hôtel de Ville, par exemple, les effectifs passent de « quatre à 15 employés ». Même son de cloche à la boulangerie du coin : « On embauche trois personnes supplémentaires en temps de festival », confirme Anne Verger-Borderolle, la gérante.

Derrière les vitrines emplies de figurines de guitaristes, trompettistes et jazzmen, la fréquentation de sa boulangerie « triple » en été. « Marciac hors festival ? C’est mort ! », plaisante-t-elle.

 

AFP



 

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