Le syndicat national des entrepreneurs du spectacle (SNES) vient de publier un communiqué dans lequel il reproche l’oubli du spectacle vivant dans le budget 2019. Profession Spectacle le reproduit dans son intégralité.


[Communiqué]

Le spectacle vivant, que ce soit le théâtre, la musique ou l’humour, est le grand oublié du budget 2019.

À l’occasion des discussions du projet de loi de finances (PLF) 2019 à l’Assemblée nationale la semaine dernière, le crédit d’impôt théâtre, a été présenté pour la troisième année mais n’a toujours pas été adopté.
 Le ministère de la culture avait déclaré en 2017, lors des discussions sur le PLF 2018, vouloir réaliser une évaluation avant de confirmer la mise en place du crédit d’impôt théâtre. Un an après le dossier n’a toujours pas avancé.

Le crédit d’impôt spectacle vivant musical ou de variétés a quant à lui été rétréci puisque désormais, les comédies musicales et l’humour sont exclus du dispositif, par l’adoption d’un amendement déposé par le gouvernement afin de recadrer ce crédit d’impôt.

Dans un contexte économique difficile, ces décisions viennent à l’encontre du développement de toute une branche d’activité et du soutien à l’emploi artistique et technique dans le champ du secteur du spectacle vivant et plus particulièrement du spectacle vivant privé.

Ceci est particulièrement injuste au regard de certains crédits d’impôt confortés voire pour d’autres, nouvellement créés.

Nous demandons instamment au ministère de l’économie et des finances de revoir sa position en deuxième lecture et nous sollicitons le soutien du ministère de la culture.

SNES