Le Syndicat national des entrepreneurs de spectacles (SNES) publie une première carte blanche sur l’exception culturelle française et la diversité artistique, deux enjeux que le syndicat considère aujourd’hui comme majeurs.


Les cartes blanches sont des tribunes libres, clairement identifiées ; elles n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent donc pas nécessairement les opinions ni les positions du journal.


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Le XXIe siècle verra-t-il la fin de l’exception culturelle française ?

L’exception culturelle française, si chère au ministère de la Culture depuis 1959, semble en ce début de siècle ne plus être, pour lui, une nécessité.

La création culturelle ne constitue pas un bien marchand et doit être protégée par certaines règles autres que celle de la seule loi du marché

Le gouvernement a ouvert la voie à une politique de rapprochement des branches pour passer de 700 à une centaine de branches d’activités à l’horizon 2024.

Le spectacle vivant sera-t-il ainsi obligé de se dissoudre dans d’autres branches d’activité comme celle des parcs de loisirs, le tourisme ou le sport pour répondre à une logique dans laquelle la culture ne se reconnaît pas ? La création artistique n’est-elle plus assez forte et primordiale à notre pays pour ne dépendre plus que de considérations économiques ?

Le spectacle vivant est constitué de plusieurs dizaines de milliers d’entreprises et d’associations dont la plus grande partie emploient moins de 5 salariés. Comment imaginer qu’elles puissent se retrouver dans des branches dans lesquelles certaines entreprises peuvent compter jusqu’à 15 000 salariés (notamment pour l’une d’entre elles) ?

Le spectacle vivant est le fait d’une pensée, d’une connaissance, d’un savoir, d’une culture, de métiers souvent artisanaux, de projets ; chaque spectacle est unique et ce, grâce aux auteurs, aux artistes, aux techniciens du spectacle vivant et aux entrepreneurs qui les accompagnent et ce, au service de la population, au service des publics.

Le spectacle vivant est constitué de deux grands secteurs, le secteur privé et le secteur public. Les collaborations entre les deux secteurs constituent une des spécificités remarquables du spectacle vivant et son devenir.

Au quotidien, les entreprises de spectacles publiques et privées présentent ensemble des spectacles, soit en coréalisation, en coproduction ou dans le cadre d’accueil.

Les partenariats sont de plus en plus nombreux au bénéfice des auteurs, des artistes et des techniciens du spectacle vivant.

La diversité culturelle doit être prônée par le gouvernement !

La diversité est le corollaire de l’exception culturelle. Sans exception culturelle, quel respect de la diversité ?

Le SNES est convaincu que le spectacle vivant développera davantage encore à l’avenir les collaborations entre les « acteurs économiques » des deux secteurs. Les entreprises privées s’attacheront de plus en plus à la réalisation des missions de service public, des entreprises publiques. Le spectacle vivant doit se nourrir de ce maillage exceptionnel et unique constitué par les milliers d’entreprises qui constituent la richesse du spectacle vivant.

En matière culturelle, le fait d’être privé n’est pas une fin en soi, il n’est qu’un des moyens de la création artistique.

Pour ces raisons tout doit être entrepris par les pouvoirs publics pour inciter les collaborations entre toutes les entreprises du secteur public et du secteur privé.

Si un rapprochement devait avoir lieu au sein du spectacle vivant, le SNES considère que la priorité devrait être donnée au rapprochement spécifique des entreprises de spectacles, qu’elles soient publiques ou privées.

Le XXIe siècle devra développer ce modèle unique en France et tout faire pour que les deux secteurs se rapprochent, au bénéfice de la création artistique, de l’emploi culturel et du public.

Jean-Claude Lande, président
Philippe Chapelon, délégué général
et le comité de direction du SNES


Présentation du SNES

SNES – Syndicat national des entrepreneurs de spectacles, 2e syndicat représentatif du spectacle vivant privé, représente et défend plus de 290 entreprises : producteurs, entrepreneurs de tournées, compagnies et lieux de spectacles ; dans l’ensemble des disciplines artistiques du spectacle vivant privé : théâtre, variétés, humour, danse, opéra, musique classique, musiques actuelles, chanson, rock, jazz, cirque, jeune public….

Le SNES, 2e syndicat représentatif du spectacle vivant privé a été créé en 1920 par des producteurs indépendants pour améliorer la circulation des œuvres et la diffusion des spectacles sur l’ensemble du territoire français et à l’étranger. Le SNES se bat pour un crédit d’impôt théâtre et humour, seules esthétiques à ne pas en bénéficier ; la récupération des data auprès des grands acteurs du numérique et la mise en place d’une aide à la diffusion dans le cadre du FONPEPS !

Le SNES se bat depuis de nombreuses années afin de
#1 Développer les partenariats public / privé
#2 Créer une aide à la diffusion des spectacles dans le cadre du FONPEPS
#3 Mettre en place un crédit d’impôt en faveur du théâtre et de l’humour
#4 Favoriser la diversité au sein du CNM – Centre national de la musique

Coordonnées
SNES • Syndicat national des entrepreneurs de spectacles
48, rue Sainte-Anne – 75002 Paris / Tél. : 01 42 97 98 99
Courriel : syndicat@spectacle-snes.org
Site internet : SNES

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