Instant classique – 29 janvier 1833… 187 ans jour pour jour. Selon la partition autographe, on sait que c’est le 29 janvier 1833, Mendelssohn mettait la double barre finale à une pièce pour piano, qu’il appelle Fantaisie, en fa dièse mineur.

Mais il ne s’agit là que de la version aboutie d’une autre œuvre un peu plus ancienne, présentée trois ans plus tôt à Weimar, devant Goethe dit-on, et qui lui avait été inspirée par son fameux voyage en Écosse. À une époque où la mode est aux brumes fantomatiques, aux nobles guerriers des clans et aux spectres vengeurs sortis de l’œuvre de Walter Scott, Felix Mendelssohn l’avait donc intitulée « Sonate écossaise ».

Alors, sonate ou fantaisie ? Les spécialistes expliquent qu’il s’agit en 1833 bien d’une fantaisie, mais à partir de la signification allemande qui rapproche davantage ce terme de l’improvisation, dont cette pièce est davantage le résultat.

Au fond, peu importe comment on l’appelle ! Elle porte toutes les marques habituelles de Mendelssohn, ce mélange de virtuosité, d’exubérance et de noblesse qui en font une œuvre des plus séduisantes, que le compositeur dédie à son ami et virtuose Ignaz Moscheles.

Ici, c’est le grand Murray Perahia qui l’interprète.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »