« L’éternel objet de ma décroissance » – Tel est le titre de l’exposition collective qui était programmée du 16 octobre 2020 au 30 janvier 2021. L’une des exposantes, l’autrice dramatique, metteuse en scène et plasticienne Lydie Parisse a dévoilé son travail dans une vidéo.

L’an dernier, à l’occasion du premier confinement qui a enfermé la France entière, Lydie Parisse a écrit et publié cinq chroniques des confins dans Profession Spectacle. L’autrice dramatique a plusieurs cordes à son arc, dont celle de plasticienne. Elle participait récemment à une exposition collective au Lieu Commun, à Toulouse.

Présentation de l’exposition par Manuel Pomar

Le monde, les personnes et les objets qui le peuple s’offrent à nos regards émerveillés ou circonspects, des artistes scrutent cette vie et s’en emparent pour nous en donner une toute autre interprétation. Dans l’exposition L’éternel objet de ma décroissance, les artistes construisent leur travail en s’alimentant sur l’existant.

Artistes du détournement, de l’appropriation, du recyclage voire du protocole, le monde leur appartient. Et malgré cette paradoxale possession universelle, en adeptes habiles de l’oxymore ils participent aux enjeux de la décroissance. En effet ces artistes cueilleurs, collecteurs, collectionneurs ne rajoutent aucun objet au monde, ils choisissent et réorganisent l’existant en posant leurs regards sensibles sur les détails de l’art et du quotidien.

L’exposition met l’accent sur des pratiques où l’artiste fait œuvre des objets qu’il collectionne. L’artiste collecte des objets artistiques, culturels, naturels ou du quotidien témoignant de son besoin insatiable de nourriture poétique et décalée. Ces objets qui auraient pu être perdus ou oubliés reprennent, une fois passés entre les mains de ces artistes, une nouvelle vie. Ils les conservent et les remettent en circulation et en les associant parfois à d’autres, en tous les cas en réorchestrant toujours leur présence au monde, par ces nouveaux agencements ils leur donnent un nouveau supplément d’âmes.

Depuis les cabinets de curiosités en passant par les artistes modernes ou contemporains, l’artiste a toujours développé un rapport singulier et intimes aux objets.

L’atelier, est souvent le réceptacle d’un environnement hétéroclite nécessaire à l’artiste pour se créer un contexte fertile à la création, en s’entourant aussi bien d ’œuvres d’autres artistes que d’artefacts naturels ou manufacturés. L’éternel objet de ma décroissance est une exposition monde où les cultures se télescopent, les provenances multiples des objets et œuvres présentés nous invitent à un errance polysémiques ou chacun peut tracer le chemin de ses désirs.

Exposants au Lieu Commun : Jacques Barbier, Florian Bonniot, Marlène Côtelette, Célie Falières, Sébastien Girard, Nicolas Michot, Lydie Parisse et David Pujol.

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Source iconographique : capture d’écran YouTube