Ce sont plus de 100 000 événements qui sont concernés partout en France selon quatre organisations ayant en charge ces festivités.

L’association des maires ruraux de France (AMRF), l’Association des petites villes de France (APVF), la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) et la Fédération nationale des comités et organisateurs de festivités (FNCOF) publient un communiqué commun, ce mercredi 28 avril, réclamant de toute urgence un cadre clair et précis pour les manifestations en plein air à partir du mois de juin.

Cette nouvelle demande s’inscrit dans le prolongement de l’avertissement lancé par la FNCC dès la mi-février, qui exigeait « l’élaboration de cadres sanitaires lisibles et clairs » sans plus attendre, afin de sauver les festivals.

« La réflexion ne saurait en effet s’en tenir à la seule tenue de festivals, mais doit s’élargit à la question des festivités populaires, portées par les collectivités territoriales, les comités des fêtes, les associations culturelles et impliquant des techniciens, des prestataires et des bénévoles, dans nos villages et nos villes, expliquent les quatre organisations, qui évoquent plus de 100 000 événements concernés, aux quatre coins de la France. Ces festivités permettent de recréer du lien social, d’oublier la lassitude provoquée par la pandémie. »

En tête de ces festivités, il y a évidemment la fête de la musique, dès le 21 juin, mais également les fêtes votives et patronales, si importantes pour les petites villes et les territoires ruraux, ou encore la fête nationale, les événements artistiques, théâtraux et musicaux, les projections de films en plein air… « Organisateurs de ces événements, nous sommes prêts à travailler sur chacun d’entre eux afin de répondre aux exigences sanitaires, poursuivent ces organisations. Mais à quelques semaines de leur mise en œuvre, nous attendons du gouvernement qu’il fixe rapidement un cadre qui permette de nous projeter en confiance pour garantir leur tenue en appui des protocoles sanitaires déjà proposés. »

Cette absence de cadre inquiète non seulement les collectivités territoriales et les organisations de festivités, mais plus largement les Français qui souhaitent retrouver un peu d’air et de lien social. Un tel flou n’est pas sans risque, selon les quatre organisations. « Nous prenons collectivement le risque de voir se multiplier des événements spontanés, désorganisés et sans protocole sanitaire », mettent-elles ainsi en garde.

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