Le rapport annuel de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) sur les nouveaux modes de consommation de la musique dans le monde vient de paraître. Réalisé dans les 13 plus gros pays consommateurs de musique auprès d’internautes âgés de 13 à 64 ans, il dénonce notamment le piratage, qui représente 40 % de la pratique des « consommateurs » (sic).

La copie de contenus diffusés en streaming, appelée aussi stream ripping, est notamment facilitée par le moteur de recherche Google et par l’écoute en streaming vidéo, essentiellement sur YouTube.

Des chiffres alarmants…

  • 53 % des internautes de 16-24 ans réalisent une copie pérenne de contenus diffusés en streaming.
  • 85 % des 13-15 ans pratiquent le streaming.
  • 54 % des téléchargements illégaux ont pour base une recherche sur Google.
  • 50 % de l’écoute en streaming passe par le streaming vidéo, sur Youtube essentiellement.
  • 85 % des utilisateurs de YouTube s’y connectent pour la musique chaque mois.

Le rapport pointe évidemment la question des droits d’auteurs, en l’absence de rémunération des créateurs et des producteurs. Il souligne par ailleurs les différentes actions menées, auprès des législateurs et des juristes, par la filière musicale.

… mais des signes encourageants

Ces données alarmantes, selon l’IFPI, n’empêchent cependant pas quelques éclaircies : 45 % utilisent cette année des services d’accès légal au streaming audio, contre seulement 37 % l’an dernier. Près de 90 % d’entre eux utilisent ces services via leur smartphone.

Autre signe intéressant : le vinyle reconquiert progressivement le cœur des amateurs de musique ; 19 % de ceux qui achètent des supports physiques ou des téléchargements privilégient des 33 et 45 tours.

Lire le rapport complet de l’IFPI.