Sorti en 1979, le tube “Rapper’s Delight” du groupe Sugarhill Gang est resté dans l’histoire de la culture comme le premier tube de rap, permettant au monde entier de découvrir un genre nouveau. Surtout, il a permis de graver dans le vinyle cette musique née dans les « block parties » du quartier new-yorkais du Bronx.

À l’époque, le hip-hop est une culture balbutiante dont le rap est l’expression musicale et qui tourne autour de quatre éléments : la danse, le graffiti, le « MCing » (la manière de rapper) et le « DJing » (la maîtrise des platines). Pour enregistrer “Rapper’s Delight”, Sugarhill Gang se permet de reprendre la célèbre ligne de basse de “Good Times”, le tube du groupe de disco Chic, également utilisée en 1980 par Queen dans “Another One Bites the Dust”.

Avoir enregistré en studio est la chose la plus intelligente qu’on pouvait faire pour le hip-hop », se remémore pour l’AFP Master Gee, l’un des trois rappeurs de Sugarhill Gang, âgé aujourd’hui de 57 ans. Commercialement, on était les premiers. C’est comme si on avait marché sur la Lune. »

Le morceau s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde et a même eu l’honneur d’être introduit en 2011 à la très prestigieuse Bibliothèque du Congrès à Washington.

avec AFP